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La Martinique et la Guadeloupe, d’hier à aujourd’hui (2/4) : "Martinique, une terre d’hommes cassés"

55 min
À retrouver dans l'émission

Un documentaire de Fabienne Kanor, Véronique Kanor, et François Teste

Une Martinique 1
Une Martinique 1 Crédits : V. Manzelka

1635 : la France s’installe en Martinique. 1848 : le système esclavagiste s’effondre. L’esclave est désormais libre d’aller et venir sur «son» territoire. Son ancien maître, le béké (le blanc créole), est quant à lui dédommagé de la perte de ses esclaves.Il faudra attendre 2001 pour que la traite et l’esclavage soient proclamés crimes contre l’humanité par la France. En ce jour du 22 mai où la Martinique commémore l’abolition de l’esclavage, nous rencontrons des Antillais qui ont engagé une procédure juridictionnelle contre l’Etat français. « Tout fait quelconque de l’homme qui cause à autrui un dommage oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer ». C’est sur cet article-là de loi que ces descendants d’esclaves s’appuient pour réclamer réparation. Ils demandent à l’Etat que l’étendue du crime commis à l’encontre de leurs ancêtres soit mesurée et son préjudice enfin évalué. Ils n’agissent pas isolément mais avec le soutien du Mouvement International de la Réparation (MIR), créé par un maire indépendantiste, Garcin Malsa.Cette réparation n’est pas une question d’argent, mais une affaire de dignité menée par des hommes et des femmes «cassés» à l'intérieur et qui exigent d’être réparés. Ils racontent leur expérience de descendants d'esclaves et d'africains. Ils racontent la façon dont ils vivent la Martinique. En compagnie d'un militant qui a décidé de squatter les 135 hectares de terre qu’il estime lui revenir, d'une historienne passionnée de généalogie, d’un avocat indépendantiste et d’un homme dont la grand-mère venait du Congo... nous suivons des itinéraires qui s’ouvrent sur des questions essentielles : à qui appartient la terre en Martinique ? Y a-t-il une mémoire de l’esclavage ? Comment s’est construite l’identité du Martiniquais ?

Avec :

Christophe Wosé Rangoly , slameur Alain Manville , avocatAnnick François-Haugrin , historienne généalogisteGarsin Malsa , maire de Sainte-AnnePaul Loumengo Antoine Beuze et sa famille

Le slameur Christophe Wosé Rangoly ponctue ce documentaire de sa chanson, "Imajiné". Très connu en Martinique, ses oeuvres ne sont cependant pas commercialisées.

Production : Fabienne Kanor et Véronique Kanor Réalisation : François Teste

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