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Passeurs de réel (3/5) - Jacqueline Veuve, une cinéaste sensible aux bruits du monde

55 min
À retrouver dans l'émission

Un documentaire de Johanna Bedeau et Rafik Zenine

Jacqueline Veuve
Jacqueline Veuve Crédits : TSR - Radio France
Jacqueline Veuve TSR©Radio France Qu’est-ce qui intéresse Jacqueline Veuve dans les thèmes qu’elle aborde à travers ses documentaires ? Une civilisation qui est amenée à disparaître, la civilisation de la main, comme elle l’appelle plus tard. Fabricant de fromage, tourneur sur bois, scieur sculpteur, fabricant de luge… « Ils n’écoutent que le plaisir d’accomplir, avec patience et minutie, leur tache, à peine inquiets d’être les ultimes survivants d’une espèce en voie de disparition ». Après des études de bibliothécaire-documentaliste à Genève, Jacqueline Veuve s’intéresse à l’ethnographie et simultanément au cinéma, ce qui l’engage à venir travailler au Musée de l’Homme de Paris en 1955, où elle fait la rencontre de Jean Rouche. Jacqueline Veuve analysera pour le cinéaste des films ethnographiques français et étrangers. « C’est comme ça que je me fais l’œil », dira-t-elle. Quand elle commence à faire des films, dans les années 60, elle est rapidement confrontée à un monde très masculin où la femme n’a pas véritablement sa place. Elle s’accroche alors aux livres de l’anthropologue Margaret Mead, qui conseillait aux femmes ne faisant pas un métier spécifiquement féminin de se spécialiser dans quelque chose qui a été oublié par les hommes. C’est la raison pour laquelle elle décide de faire des films sur l’enseignement : « Parce que là, les hommes ne se précipitaient pas ». En toute discrétion, du « Panier à viande » en 1966, son premier film, à la « Nébuleuse du cœur » en 2005, elle réalise une soixantaine de films. Dans presque chacun d’eux, il y a un élément autobiographique. Elle puise dans ce qu’elle a vécu principalement dans la région de Payerne, ville suisse où elle est née en 1930. « Jacqueline Veuve observe, écoute et ne donne pas de commentaire personnel sur ce qu’elle voit et sur ce qu’elle entend. » Elle suit son maître Jean Rouche, qui disait : « Le cinéma documentaire doit montrer et non pas démontrer ». Avec : **Jacqueline Veuve** , cinéaste documentariste ; **Léopold Veuve** , son mari ; **Jean-François Amiguet** , cinéaste ; **Lionel Baier** , cinéaste et responsable du département cinéma de l'École cantonale d'art de Lausanne. Productrice coordonnatrice : **Irène Omélianenko** Productrice déléguée : **Johanna Bedeau** Réalisation : **Rafik Zenine**
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