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Sur les docks d’Afrique (3/5) : "Ouidah : allers et retours"

54 min
À retrouver dans l'émission

Troisième documentaire d'une série de cinq, produite par Joseph Confavreux et réalisée par Jean-Philippe Navarre

Les Fantômes du Brésil
Les Fantômes du Brésil Crédits : Ubu Editions - Radio France
Les Fantômes du Brésil ©Ubu Editions Les noms des côtes du Golfe de Guinée indiquent encore l’intérêt qu’elles suscitèrent dans l’histoire. A l’ouest, la Côte de l’Ivoire a donné son nom au pays le plus riche de la région ; au centre, l’or à baptisé la Gold Coast, devenue le Ghana. A l’est, la côte des esclaves désigne encore le royaume d’Abomey (devenu à la fois le Togo, le Bénin et un bout du Nigéria) comme un des Etats ayant pratiqué la traite négrière à la plus grande échelle. Ouidah, point nodal entre le passé et le présent, entre l’Afrique et le Brésil, entre la mémoire et l’histoire, a, en effet, été un des plus grands ports négriers d’Afrique, d’où sont partis des centaines de milliers d’esclaves, notamment vers l’Etat de Bahia. Mais, au cours du 19ème siècle, nombre d’esclaves affranchis au Brésil sont retournés en Afrique et ont donné naissance, au Bénin et au Togo, à une culture afro-brésilienne encore vive aujourd’hui, marquée notamment par la famille patriarcale mononucléaire, le catholicisme, certaines habitudes alimentaires ou pratiques festives et l’existence du Chacha, héréditaire Vice-Roi de Ouidah. Les Béninois et les Togolais qui possèdent des patronymes d’origine portugaise sont aujourd’hui désignés par le terme d’Agoudas, mot dérivé de la transformation du mot portugais *ajuda * (aide), appellation portugaise de la ville de Ouidah. Aujourd’hui, le terme désigne autant les descendants d’esclaves que les descendants des portugais négriers. Ces descendants ont dépassé la contradiction de leurs rôles sociaux précédents pour constituer un groupe social unique et consolider les avantages économiques et sociaux acquis par les premiers ressortissants brésiliens. Avec : le **Chacha VIII** ; **Christian de Souza** , directeur de la Radio Nationale Béninois ; **Martine de Souza** , descendante à la fois d’esclaves et de négriers, **Marius Francisco** , ancien ministre de la Culture du Bénin, **Kangni Alem** , écrivain. Production: **Joseph Confavreux** Réalisation : **Jean-Philippe Navarre** **Les travaux et publications de l'anthropologue **Gaetano Ciarcia,** qui étudie notamment international de La Route de l’esclave ainsi que les mémoires sociales et religieuses de l’esclavage dans le Bénin méridional depuis 2004, sont disponibles sur le site du [Laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'intitution de la culture](http://www.iiac.cnrs.fr/lahic/spip.php?article45 "Laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'intitution de la culture") (LAHIC)**
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