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Les trains de l'Estaque

1h15
À retrouver dans l'émission

La gare de l'Estaque
La gare de l'Estaque
La gare de l'Estaque © Simone Douek/ RF Par Simone Douek Réalisation : Angélique Tibau Cela se passe sur une colline, sur les hauteurs de l'Estaque. Au premier regard, on ne devine pas l'existence de ce quartier. Pour y aller, il faut emprunter une rue très étroite qui se dissimule entre deux murs. Cette ascension très pentue se termine par un dernier virage assez raide, qui passe sous un pont - celui du chemin de fer. On s'arrête là en voiture, à côté de la voie du chemin de fer, le reste de la montée se fera à pied, par des escaliers ou des rampes qui mènent aux maisons. Premier regard, contre-plongée : des maisons construites les unes après les autres, comme des conquêtes sur la colline, styles, couleurs, grandeurs à l'avenant. Jardins potagers, végétation bien présente sur le sol rocailleux. Deuxième regard, contrechamp : Le paysage vous prend. Cézanne peignait à quelques centaines de mètres de là. Le golfe immense de Marseille ; la ville, ourlant la mer ; Notre Dame de la Garde qui semble toute petite (voir le tableau de Cézanne avec le coup de soleil sur la basilique) ; au premier plan, le port et ses installations. Et plus loin, le large. Cela se passe, donc, sur cette colline. Très près, il y a la gare de l'Estaque. Pour les maisons et leurs habitants, qui regardent la mer, le point visuel le plus proche est celui de la voie ferrée, séparée à un endroit des toits de la ville en contrebas par un massif d'arbres. C'est une ligne horizontale qui structure l'étagement du regard. Mais on ne se doute pas à quel point cette voie ferrée anime le paysage et impose sa présence. La première surprise - qui devient vite une habitude - est l'irruption d'un son bien connu : celui du train. Il arrive d'un côté ou de l'autre, et s'amplifie pour occulter tout autre son lorsqu'il passe sous vos yeux, puis à nouveau s'estompe en s'éloignant. Cette présence sonore non seulement s'impose, mais vous impose le silence - quand le train passe, on ne s'entend plus. On se tait, on l'écoute : c'est le train qui parle à son tour. Voilà, c'est tout. On vous invite à écouter les trains passer. Mais avez-vous jamais imaginé la puissance de rêve contenue dans ces trains, tous différents, dans la répétition de leurs passages ? Avec : Les habitants de la colline : André Gilles, Jean-Pierre Paul, Josette Colibrier, Pierre, le petit Paul, Gislaine, Danielle et Robert, Claude Poinas, et Catherine Marnas, metteur en scène ; Ceux de la gare : Fabien Tuppo, Georges Fondacci, Sandra Fondacci ; La conservatrice du musée Cantini : Véronique Serrano ; Et les trains de l'Estaque.
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