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Hervé Roten

Heureux qui comme Rachi... 2/2

32 min
À retrouver dans l'émission

La France en chantant...

Hervé Roten
Hervé Roten Crédits : D.R.

"La semaine dernière, nous avons évoqué les rencontres entre chansons juives et chansons françaises, leurs interactions créatives et leur enrichissement mutuel, et nous avions soulignés à quel point cette question de la musique était une porte d’entrée pour comprendre la question complexe de l’identité. Nous avions défini l’identité juive comme identité dialogique, identité ouverte, identité-relation pour reprendre la formule d’Édouard Glissant. Rencontre du lion et de l’aigle selon une belle image de Rachi.

Identité qui n’est ni un multiculturalisme où chacun est assigné à une place, sans échange et sans partage réel. Ni un « relativisme culturel » compris comme un tout se vaut, mais un relativisme compris comme ce qui entre en relation, ce qui est relatif à l’autre, coalition de culture où chaque singularité trouve sa juste place, sans indifférence et sans domination, afin de s’exprimer et de se déployer, sans se dissoudre ou se diluer, mais en s’enrichissant et en enrichissant les autres. Une identité qui n’est pas non plus un mondialisme où tout s’aligne en une uniformité fade.

Comme dit Ricœur qui cite Heidegger « Il faut nous dépayser dans nos propres origines », c'est-à-dire qu'il nous faut revenir à notre origine grecque, à notre origine hébraïque, à notre origine chrétienne pour être un interlocuteur valable dans le grand débat des cultures ; pour avoir en face de soi un autre que soi, il faut avoir un soi.

C’est par la musique et dans la chanson que nous avons tenté de nous approcher au plus près de ces problématiques de l’identité car elles sont peut-être un juste miroir des possibilités des différents modes de relations qui peut y avoir entre les cultures."

Marc-Alain Ouaknin pousruit sa conversation avec le musicologue Hervé Roten.

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L'invité.

Docteur en musicologie de l’Université Paris IV Sorbonne, Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, ethnomusicologue de formation, Hervé Roten s’est très tôt intéressé aux musiques juives. Auteur de nombreux articles, ouvrages et disques portant sur le sujet, conférencier, producteur d’émissions de radio, il est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de musiques juives dans le monde.

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Chansons présentées dans l'émission.

Line Monty - Ma guitare et mon pays (vers 1962)

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Régine, Le chandelier.

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Jacques Grober - Rap zikh oyf (2000)

Richard Inger - Ma petite maison de la rue des Rosiers (1953)

Georges Moustaki, Les mères juives,

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Jean-Jacques Goldman, Comme toi.

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Chanson de Pessah : Etmol.

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L'institut européen des musiques juives

http://www.iemj.org/

Premier centre de documentation et de ressources sur les musiques juives en Europe, l’Institut Européen des Musiques Juives (IEMJ), a été créé en 2006 par la Fondation du Judaïsme Français, l’association Yuval et la Fondation Henriette Halphen. Dirigé par le musicologue Hervé Roten, cet Institut a pour objectifs la sauvegarde et la diffusion du patrimoine musical juif.

Depuis septembre 2012, date d’installation dans ses nouveaux locaux du 42 rue Nationale - Paris 13e, l’Institut Européen des Musiques Juives s’est développé dans les domaines suivants :

  • Collecte d’archives familiales et institutionnelles

  • Numérisation et mise en ligne des collections musicales de la Médiathèque Henriette Halphen (70.000 fichiers sons, 150.000 pages de partitions, des milliers de photos, vidéos et archives diverses)

  • Création d’une structure d’édition musicale (CD et partitions de musique)

  • Cours, conférences et ateliers de musiques destinés à un large public

  • Organisation de concerts et de spectacles vivants

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Le coffret

http://boutique.iemj.org/fr/home/141\-coffret\-6\-cds\-musiques\-juives\-dans\-le\-paris\-d\-apres\-guerre.html

IEMJ
IEMJ Crédits : IEMJ

1er coffret de la collection "Archives" - 6 CD de cabarets yiddish d’après-guerre superbement remastérisés !

Dans l’après-guerre, alors que les Juifs tentent de se reconstruire, autant individuellement que collectivement, Paris cristallise les espoirs de revitalisation de la vie juive en Europe, tout en servant de point de passage ou d’attache pour des survivants en quête d’un nouveau foyer.

Une multitude de structures organisent la vie culturelle. Parmi elles, quelques labels musicaux (Le Disque Folklorique Yiddish, Saturne et Elesdisc). Ce dernier label est situé au 34 rue des Rosiers, dans une boutique, à la fois librairie, disquaire et lieu de vie sociale juive. Son propriétaire Léon Speiser l’a reprise de son père Wolf Speiser, un immigrant d’Odessa arrivé à Paris vers 1895.

En 1948, ce label - nommé d’après les initiales de Léon Speiser (L. S. disques) - commence à enregistrer des artistes tels que Henri Gerro, Dave Cash, Sarah Gorby, Richard Inger, Elvira Boczkowska, Simon Nussbaum, Max Neufeld, qui se produisent aussi dans les cabarets yiddish ou russes parisiens. Entre 1948 et 1956, sur les 350 titres publiés par des petits labels de musique juive à Paris, au moins 154 sont produits par Elesdisc jusqu’en 1953.

A l'occasion des deuxièmes fêtes de Pessah... Had Gadya: un chant traditionnel revisité...

Par Angelo Branduardi

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Ou en version italienne...

Ou encore une version en hébreu et en arabe par la Chorale Rana Choir (Israël)

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Bonnes fêtes de Pâques et bonnes fêtes de Pessah !

Intervenants
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