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David Banon

Lire! Oui, mais comment ? 2/2

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David Banon
David Banon Crédits : Dany Journo

Les textes sont autant constitutifs d’une nation que les événements. "Un événement-fondateur n’est pas un événement qui passe mais un événement qui dure, façonne la mémoire des membres du peuple, détermine son présent, ouvre son à-venir et lui confère, selon la belle expression de Ricœur, une identité narrative. Or, ces événements-fondateurs ont été consignés dans les textes-fondateurs. De là, l’importance de s’y référer, de les interroger et de les aborder avec les interrogations d’aujourd’hui et en étant assurés, d’une part, de leur intelligibilité et, de l’autre de leur capacité de mordre sur la réalité et de l’éclairer." Marc-Alain Ouaknin poursuit la conversation avec David Banon auteur d'un récent ouvrage intitulé L'oubli de la lettre, paru chez Albin Michel.

L'invité

David Banon est professeur émérite de l'Université de Strasbourg, et membre de l'Institut universitaire de France. Il a enseigné aux universités de Genève et Lausanne (Suisse), de Laval (Québec, Canada), de Strasbourg (France), au Collège des études juives de l’AIU (Alliance israélite universelle, Paris) ainsi qu’à l’Institut universitaire Élie Wiesel de Paris. Il est actuellement professeur invité à l’Université hébraïque de Jérusalem (département de Mahshévèt Ysraël/Études juives). Il a publié une dizaine d’ouvrages notamment L’oubli de la lettre (Albin Michel).

Programmation musicale

Un fantastique dialogue entre la musique et le corps du danseur.

Le livre de l'invité

L'oubli de la lettre, Albin Michel, 2017.

"Les « Textes sacrés » ont mauvaise presse aujourd’hui, accusés de nourrir les « fondamentalismes ». Or, le fondamentalisme naît précisément d’une non-lecture, dans la mesure où toute lecture est confrontation active avec un texte qui ne dit rien par lui-même. En regard, l’approche historico-critique se révèle elle aussi comme un contournement du texte sacré.

À ce double écueil, David Banon oppose la lecture « midrachique », qui demande simultanément qu’on se laisse interpeller par l’altérité du texte et qu’on s’ouvre, à sa lecture, à nouveaux questionnements. Grâce à elle, l’auteur déconstruit la critique biblique ainsi que la doctrine paulinienne, qui en forme l’arrière-plan inconscient, pour mieux nous introduire à une lecture vivante de la Bible et se confronter ainsi aux grandes questions : la création du monde, les rapports homme-femme, la filiation, le statut de l’étranger, le rôle du rite et de l’interdit ou encore la souffrance animale. Le midrach, en effet, ne se contente pas de traquer la polysémie ou de faire lever le sens : il sollicite le lecteur à l’aide de l’injonction éthique qui se love dans l’interprétation et qui s’offre à qui sait la quérir." (Présentation de l'éditeur)

L'oubli de la lettre
L'oubli de la lettre Crédits : David Banon/Albin Michel
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