LE DIRECT
Hervé Roten

Heureux qui comme Rachi... 1/2 Les tissages de la chanson française.

32 min
À retrouver dans l'émission

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Hervé Roten
Hervé Roten Crédits : DR - Radio France

Chères auditrices, chers auditeurs

L'émission "Talmudiques" continue ses rediffusions et nous vous annonçons une reprise prochaine des émissions en direct.

Nous espérons que votre "dé-confinement" se passe bien et que vous reprenez le cours de la vie avec joie, enthousiasme et confiance.

Dans l'émission d'aujourd'hui il est question de Pessah fête liturgique dans le calendrier lors de la première diffusion en 2017. Cette année la fête de Pessah est déjà passée et est tombée au début Avril. 

Nous vous souhaitons une belle écoute et une très bonne journée ! 

Françoise-Anne Ménager, Marc-Alain Ouaknin et toute l'équipe de "Talmudiques".

Présentation de l'émission du jour

"Aussi loin, écrit Hervé Roten, que l’on trouve trace d’une présence juive en France, on trouve immanquablement des points de rencontre entre les communautés juives et leur environnement.

Ces échanges se situent au niveau du langage (avec des judéo-langues comme le yiddish par exemple), mais aussi de la cuisine et bien sûr de la musique.

Avec la naissance de l’enregistrement phonographique dans le dernier tiers du 19e siècle, les premières expéditions ethnographiques et émissions radiophoniques au début du 20e siècle, la diffusion des chansons a pu atteindre un public plus important, créant ainsi des passerelles entre des mondes culturels parfois fort différents.

Tel est notamment le cas des chansons de ces émigrés juifs, principalement originaires d'Europe centrale et orientale, du Maghreb et de l’Empire Ottoman qui arrivèrent en France dès la fin du 19e siècle, et surtout au 20e siècle. 

Cette arrivée massive de près de 300.000 juifs yiddishophones, arabophone ou encore judéo-espagnols, entre grosso modo 1920 et 1967, va contribuer à un développement sans précédent d’une chanson juive qui va progressivement se teinter de couleur française.

C’est ainsi que principalement à Paris, on voit fleurir des dizaines de théâtres, cafés, cabarets, salles de spectacle et autres lieux de diffusion où l’on peut entendre les chants de ces exilés : chansons yiddish (surtout à partir des années 1920), chansons arabes (à partir des années 1930 puis après-guerre) et dans une moindre mesure chansons judéo-espagnoles."

L'invité.

Hervé Roten, Docteur en musicologie de l’Université Paris IV Sorbonne, Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, ethnomusicologue de formation, Hervé Roten s’est très tôt intéressé aux musiques juives. 

Auteur de nombreux articles, ouvrages et disques portant sur le sujet, conférencier, producteur d’émissions de radio, il est aujourd’hui reconnu comme l’un des meilleurs spécialistes de musiques juives dans le monde et dirige L'Institut Européen des Musiques Juives

Chansons présentées dans l'émission.

Exemple musical 1: Dave Cash - Farwelgte Bletter (sur l’air de Les feuilles mortes), Elesdisc 1951.

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Exemple musical 2 : Lili Boniche - Bambino (reprise de la célèbre chanson de Dalida de 1956, elle-même inspiré par la chanson napolitaine Guaglione créée également en 1956).

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Exemple musical 3 : Renée Lebas, Tire l’aiguille (sur l’air de Tanz, tanz yidelekh ou Der rebbe hot geheysen freylekh zayn)

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Exemple musical 4 : Louisa Tounsia - Chérie, combien je t’aime (1935) (sur l’air de Je cherche après Titine, une chanson humoristique de 1917, écrites par Bertal-Maubon et Henri Lemonnier et mise en musique par Léo Daniderff).

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Exemple musical 5 : Léo Marjanne : Bei mir bist du schein, chanson de Jacob Jacobs sur la musique de Shalom Secunda (version française chantée par Léo Marjane en 1938)

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Le coffret

1er coffret de la collection "Archives" - 6 CD de cabarets yiddish d’après-guerre superbement remastérisés !

Dans l’après-guerre, alors que les Juifs tentent de se reconstruire, autant individuellement que collectivement, Paris cristallise les espoirs de revitalisation de la vie juive en Europe, tout en servant de point de passage ou d’attache pour des survivants en quête d’un nouveau foyer.

Une multitude de structures organisent la vie culturelle. Parmi elles, quelques labels musicaux (Le Disque Folklorique Yiddish, Saturne et Elesdisc). Ce dernier label est situé au 34 rue des Rosiers, dans une boutique, à la fois librairie, disquaire et lieu de vie sociale juive. Son propriétaire Léon Speiser l’a reprise de son père Wolf Speiser, un immigrant d’Odessa arrivé à Paris vers 1895.

En 1948, ce label - nommé d’après les initiales de Léon Speiser (L. S. disques) - commence à enregistrer des artistes tels que Henri Gerro, Dave Cash, Sarah Gorby, Richard Inger, Elvira Boczkowska, Simon Nussbaum, Max Neufeld, qui se produisent aussi dans les cabarets yiddish ou russes parisiens. Entre 1948 et 1956, sur les 350 titres publiés par des petits labels de musique juive à Paris, au moins 154 sont produits par Elesdisc jusqu’en 1953.Cette collection remastérisée témoigne de l’atmosphère créative des cabarets yiddish, où les artistes marient avec audace folklore et samba, tangos nostalgiques ou swings satiriques, en yiddish, mais aussi en russe, en hébreu et même en roumain…Ce disque est dédié à la mémoire de Nelly Hansson, directrice de la Fondation du Judaïsme Français.

L'institut européen des musiques juives

Premier centre de documentation et de ressources sur les musiques juives en Europe, l’Institut Européen des Musiques Juives (IEMJ), a été créé en 2006 par la Fondation du Judaïsme Français, l’association Yuval et la Fondation Henriette Halphen. Dirigé par le musicologue Hervé Roten, cet Institut a pour objectifs la sauvegarde et la diffusion du patrimoine musical juif.Depuis septembre 2012, date d’installation dans ses nouveaux locaux du 42 rue Nationale - Paris 13e, l’Institut Européen des Musiques Juives s’est développé dans les domaines suivants :

Collecte d’archives familiales et institutionnelles  

Numérisation et mise en ligne des collections musicales de la Médiathèque Henriette Halphen (70.000 fichiers sons, 150.000 pages de partitions, des milliers de photos, vidéos et archives diverses)  

Création d’une structure d’édition musicale (CD et partitions de musique)  

Cours, conférences et ateliers de musiques destinés à un large public  

Organisation de concerts et de spectacles vivants  

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