LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Table-ronde Cinéma au Forum des Images / Strella et Rapt

30 min
À retrouver dans l'émission

Lucas Belvaux, Yvan Attal, Panos H. Koutras
Lucas Belvaux, Yvan Attal, Panos H. Koutras
Lucas Belvaux, Yvan Attal, Panos H. Koutras © RF / I. Pisani-Ferry Venez nous voir en direct du Forum des Images, aux Halles de Paris ! Ce mercredi, la table-ronde critique débat de *Kinatay* du prolifique réalisateur philippin Brillante Mendoza et de *L'imaginarium du docteur Parnassus* du malchanceux ex-Monty Python Terry Gilliam. Pour Michel Ciment et Charlotte Garçon, le statut de nouvelle coqueluche des cinéphiles dont jouit Mendoza cache bien des défauts. Selon eux, **Kinatay** est trop explicite et trop conceptuel ; il a recours à des facilités trop connues qui rendent le film pénible et parfois ennuyeux. Mais pas du tout ! répond Jean-Baptiste Thoret, pour qui *Kinatay* est le film le plus le plus important de ces derniers mois, voire de l'année. Sa mise en scène de la violence, en même temps que les moments de suspens dramatique qui incitent le spectateur au questionnement, en font un film puissant et dérangeant. Et Terry Gilliam ? Après les déboires de *Brazil* , après le déluge qui a emporté son *Don Quichotte* , voilà que Heath Ledger, l'acteur principal de ***L'imaginarium du docteur Parnassius** * , meurt en cours de tournage. Une poisse qui porte chance à Terry Gilliam selon Charlotte Garson, tant ces déboires font parler de lui quand ses films ne mériteraient pas tant d'attention. Il manque un souffle porteur, une vision, ajoute Jean-Baptiste Thoret. Tandis que Michel Ciment rappelle cependant que Terry Gilliam s'inscrit dans le courant minoritaire des films merveilleux, à une époque où la critique affectionne le minimalisme réaliste. Le film de Terry Gilliam est certes embrouillé, peut-être certaines scènes sont-elles superfétatoires (reproches qu'on fit à Fellini de son temps), mais ce qui compte chez lui, c'est l'imaginaire ! Les coups de coeur des critiques : Charlotte Garson vous signale qu'en ce moment c'est *Le Mois du film documentaire* , et qu'en Ile-de-France, les salles de l'ACRIF et les médiathèques ont mis le documentariste Lech Kowalski à l'honneur. Michel Ciment vous conseille d'aller revoir *Scènes de chasse en Bavière* de Peter Fleischmann, que nous recevions la semaine dernière, et dont le film, quarante ans après, reste toujours pertinent dans son analyse de la société humaine. Enfin, une petite mise en bouche par Jean-Baptiste Thoret, qui vente les mérites de *Rapt* de Lucas Belvaux, notre invité de deuxième partie. Avant toute chose, la deuxième partie commence avec la présentation du DVD de la semaine : un autre film de Brillante Mendoza, jamais sorti dans les salles françaises et aujourd'hui disponible en DVD, *Tirador* . Le quotidien des petits voleurs de la rue, dans les bas-fonds de Manille, aux Philippines... Puis Arnaud Laporte reçoit **Lucas Belvaux** et **Yvan Attal** pour *Rapt* ainsi que le cinéaste grec **Panos H. Koutras** pour *Strella* . Fondé sur le véritable enlèvement du baron Empain dans les années 70, *Rapt* n'est pas l'histoire de la rédemption d'un méchant riche : ce qui intéressait Lucas Belvaux, c'était l'humanité de cet homme, au-delà du statut social ; la plaie béante que ce rapt et cette expérience de la barbarie avaient laissée chez lui. Dans son film, le retour à la vie "normale" après l'enlèvement tient autant de place que le rapt lui-même. Pour Yvan Attal, interpréter la souffrance, la rage et l'impuissance d'un tel personnage a été une gageure, aussi bien émotionnelle que physique. C'est le genre de rôle rare dans lequel l'acteur s'investit totalement et dont il sort changé. De rédemption, de punition, il n'est pas non plus question dans le film de Panos Koutras. En racontant l'histoire d'amour d'un repris de justice et d'une transsexuelle, il a voulu faire un film à la fois sur le manque, le départ, et le courage. Il nous raconte les difficultés qu'il a dû affronter pour réaliser ce film, des producteurs peureux qui ont refusé de le financer aux neuf mois et demi passés à chercher l'actrice pour jouer le rôle principal...
Intervenants
L'équipe
Production
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......