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Autoportrait de Brassaï dans son labo (1932) : Exposition Brassaï, "Pour l'amour de Paris" du 8 novembre 2013 au 8 mars 2014 à l'Hôtel de Ville de Paris

Brassaï (1899-1984) : au-delà de "Paris la nuit"...

59 min
À retrouver dans l'émission

Celui que l'on surnomme "l'œil de Paris", amoureux de la Capitale, saura la voir comme personne ! D'ailleurs, il ne la voit pas, il la regarde avec passion et la fixera à jamais sur la pellicule.

Autoportrait de Brassaï dans son labo (1932) : Exposition Brassaï, "Pour l'amour de Paris" du 8 novembre 2013 au 8 mars 2014 à l'Hôtel de Ville de Paris
Autoportrait de Brassaï dans son labo (1932) : Exposition Brassaï, "Pour l'amour de Paris" du 8 novembre 2013 au 8 mars 2014 à l'Hôtel de Ville de Paris Crédits : Annie Viannet - Maxppp

Les photos de Brassaï brillent mystérieusement dans la nuit parisienne, ce sont ces noirs et blancs somptueux, les silhouettes graciles du mobilier urbain, les trottoirs mouillés de pluie, les prostituées dans quelque arrière-salle de café et les mauvais garçons dans les ruelles...

Brassaï, né Gyula Halász en 1899 à Brassó (depuis 1920, Brașov, en Roumanie), "inventa" Paris la nuit, cette nuit qu’on ne regardait pas, qu’on ne photographiait pas encore. 

A son arrivée en France en 1924, Brassaï fréquente les cafés de Montparnasse et devient l’ami d’autres "piétons de Paris" : Henry Miller, Léon-Paul Fargue, Jacques Prévert... 

Bueno Aires (Argentine), le 06 août 2010 : Un homme observe l'une des œuvres de l'exposition "La Bastoche" du photographe Brassai. Le Musée national des Beaux-Arts de la capitale argentine propose une sélection de 126 clichés en noir et blanc
Bueno Aires (Argentine), le 06 août 2010 : Un homme observe l'une des œuvres de l'exposition "La Bastoche" du photographe Brassai. Le Musée national des Beaux-Arts de la capitale argentine propose une sélection de 126 clichés en noir et blanc Crédits : LEO LA VALLE/EFE/Newscom/MaxPPP - Maxppp

D’abord journaliste, il se tourne vers la photographie presque par hasard. Dès 1932, il se fait connaître grâce à ses images nocturnes publiées dans un livre préfacé par Paul Morand : Paris de nuit. Il photographie ensuite les sculptures de Picasso tout en s’intéressant aux graffitis qui préfigurent l’art brut. De nombreux artistes et écrivains (Beckett, Dali, Matisse, Dufy, Genet, Simone de Beauvoir...) posent aussi pour lui. Dans les années 50, à l’occasion d’un voyage aux Etats-Unis, il s’essaie à la photo couleur.

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Jacques Prévert lit un fragment d’un poème dédié à Brassaï : "C’est bien à Brassaï que je pense…" diffusé le 10/03/1960 sur France 3

En marge de ses images fixes, Brassaï a réalisé un film qui gagna un prix au Festival de Cannes en 1956 (Tant qu’il y aura des bêtes).

Pratiquant la sculpture à la fin de sa vie, il a aussi publié de nombreux livres sur Proust, sur ses amis Picasso et Miller... et même un récit expérimental (Histoire de Marie) conçu en 1949 à partir des propos de sa femme de ménage (une façon, comme en photo, de saisir le réel qui le passionne) ! 

Il meurt en 1984 à Beaulieu-sur-Mer, après toute une vie d’artiste où la photo tient une place prépondérante, mais pas exclusive...

Brassaï accrochant ses photos à la galerie Lucie Weill, à Paris, le 26 mars 1968
Brassaï accrochant ses photos à la galerie Lucie Weill, à Paris, le 26 mars 1968 Crédits : KEYSTONE-FRANCE/Gamma-Rapho via Getty Images - Getty
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2 min
Brassaï sur la vie et l’idée de réussite, diffusé le 19/03/1961 dans "Dimanche dans un fauteuil" sur RTF.

Intervenants

  • Serge Sanchez, biographe de Brassaï, auteur de Brassaï, le Promeneur de nuit (Grasset, 13.10.2010)
  • Sylvie Aubenas, directrice du département des estampes et de la photographie à la Bibliothèque nationale de France, co-auteure avec Quentin Bajac de Brassaï, le Flâneur nocturne (Gallimard, 16.11.2012)
  • Quentin Bajac, directeur du musée du Jeu de Paume
  • Karolina Lewandowska, conservatrice au cabinet de la photographie du Centre Pompidou, commissaire de l’exposition Brassaï - Graffiti (9 novembre 2016 - 30 janvier 2017)
  • Thomas Boivin, photographe
  • Diane-Elisabeth Poirier, historienne de l’art, auteure de Brassaï intime et inédit (Flammarion)
  • Philippe Ribeyrolles, neveu de Brassaï

Lectures (extraits) : 

  • Pour Paul Morand : sa préface de Paris de nuit, le premier livre de photographies de Brassaï paru en 1932
  • Pour Modiano : Paris tendresse, un livre de photos de Brassaï avec texte de Modiano paru en 1990

Un documentaire de Julien Thèves, réalisé par Angélique Tibau. Archives INA, Clary Monaque et Amélie Briant Le Jeune. Avec la collaboration d'Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France.

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