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"Cannes : états critiques" (2/5) / Diego Lerman

28 min
À retrouver dans l'émission

Deuxième épisode de la série "Cannes : états critiques". Le journaliste Gérard Lefort revient sur les moments marquants des Festivals de Cannes qu'il a couverts pour le journal "Libération". En deuxième partie, le cinéaste argentin Diego Lerman pour son film "Refugiado".
Les Têtes chercheuses
Série "Cannes : états critiques" avec le journaliste et critique de cinéma qui a collaboré au journal "Libération" pendant plus de 30 ans.

Episode 2 : L'envol des années 90

La critique cinéma en France est réputée très intellectuelle, très sous influence de ce qu'a été la grande critique d'art et de peinture au XIXème siècle.

L'idée c'était que Libération à Cannes serait le journal de tout le festival, et pas simplement des films (...) des histoires de nuits, d'amours, de passions, de drogues, de faits divers, de rigolades... C'est dans la biologie du festival.

L'invité culturel
Diego Lerman, cinéaste, pour son film "Refugiado".

Refugiado
Refugiado

Synopsis :Laura et son fils de 7 ans quittent précipitamment leur appartement de Buenos Aires pour échapper à l'emprise d'un père menaçant. Les deux fugitifs s'engagent alors dans une course contre la montre à la recherche d'un refuge et d'une nouvelle vie.

Le Jeu :
"Avant même son générique d’ouverture, dès le titre, XXXXXXXX de Stephen Frears brandit sa première grenade et nous la jette dégoupillée entre les doigts. En effet, selon que l’on fait porter l’accent de la prononciation sur le "XX" ou sur le "XXXXX" , on peut comprendre littéralement « tendez l’oreille » ou, plus hardiment, « bite au cul ! ». Ce double fond explosif est la meilleure façon de légender le film. Effectivement, une affaire de bite au cul à laquelle il convient urgemment de tendre l’oreille. C’est assez dire que XXXXXXXX n’est pas un de ces films qui se regardent normalement assis. Il exige une contorsion pornographique peu banale (oreille au cul, d’un orifice à l’autre, tentez la performance gymnastique, votre lumbago m’en dira des nouvelles), mais, aussi bien, une souplesse intellectuelle assez inédite (qu’entendez-vous par là ?). Une agilité du porno et de l’intello qui, somme toute, cohabitent dans la retrouvaille d’un solide bon sens proverbial : « Parle à mon cul, ma tête est malade ». C’est une des grandes performances de XXXXXXXXX : on y voit que le cul parle et que ce qu’il a à dire (on y revient) mériterait d’être enfoncé entre toutes les oreilles.

Pour l’aspect « bite au cul » de l’intrigue, il s’agit d’un récit biographique inspiré d’un fait divers qui déchiqueta la presse britannique des années soixante. Le 9 août 1967, le jeune et brillant auteur dramatique anglais Joe Orton mourrait assassiné par Keneth Halliwell, son amant depuis seize ans, qui lui aussi se donnait la mort par overdose de barbituriques. Ultérieurement, le journaliste John Lahr en tira un best-seller, dont aujourd’hui Stephen Frears s’est lui-même servi pour son film."

Si vous pensez reconnaître le film à partir de l'extrait de la critique ci-dessus, vous pouvez adresser votre réponse à l'adresse suivante auditeurfranceculture@radiofrance.com

Les 10 premières bonnes réponses recevront un DVD (films défendus par France Culture). N'oubliez pas de mentionner votre adresse postale.

Bonne chance!

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