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"Cannes : états critiques" (4/5) / Emmanuelle Bercot

28 min
À retrouver dans l'émission

Quatrième épisode de la série "Cannes : états critiques". Le journaliste Gérard Lefort revient sur les moments forts et les films marquants des Festivals de Cannes qu'il a couverts pour le journal "Libération". En deuxième partie, Emmanuelle Bercot, réalisatrice du film d'ouverture du Festival de Cannes 2015 "La Tête haute".
Les Têtes chercheuses
Série "Cannes : états critiques" avec le journaliste et critique de cinéma qui a collaboré au journal "Libération" pendant plus de 30 ans.

Episode 4 : Les années 2000, entre continuité et rupture

Gérard Lefort
Gérard Lefort

Il y a eu des films dont Libé, dans son style allègre et preste, avait dit beaucoup beaucoup de mal et ça avait créé un bazar inimaginable à Cannes.

L'invitée culturelle
Emmanuelle Bercot, réalisatrice, actrice et scénariste pour son film "La Tête haute" qui a ouvert le Festival de Cannes 2015.

La Tête haute
La Tête haute

Le Jeu :
" Pourquoi guette-t-on ce film de sa première à sa dernière image, inquiet d'y découvrir une faute ? Parce que son sujet est de perpétuelle actualité et qu'il encourage bien des approximations : l'Education nationale et les faits divers qui régulièrement attisent le feu, entre le prof qui baffe un élève, et l'élève qui baffe un prof. En plantant sa caméra dans une école du XXe arrondissement de Paris, le réalisateur s'exposait à une double démagogie : envers les profs, ces héros, ou envers les élèves, dépositaires d'un état de nature censément rousseauiste. Or, ni l'une ni l'autre, ce qui, comme à l'école, est déjà un bon point (...) Le titre suggère un enfermement. Le film abat les cloisons, ouvre les fenêtres, fait circuler le courant d'air de l'intelligence, donc des doutes, allume la flamme du cinéma, qui mérite ici qu'on l'appelle cinématographe. Non parce qu'il serait bien écrit, mais parce qu'au fil des scènes d'enseignement se dessine la question fondamentale, celle de la langue : le français tel qu'il se parle (et dans ce registre, les élèves ont la langue plus que bien pendue) et celui qui se dit, se prononce, s'écrit. Ce français qui fait que le jeune Chinois Wei, pourtant grammaticalement incertain, peut entrer dans les oreilles de Khoumba, la tchatcheuse de service. C'est toute la différence entre parler pour ne pas être entendu, du boucan sur du bruit, et parler pour tenter de s'entendre. A ce titre, ce film laïc et républicain se fout des races, des religions et des sexes, mais se soucie du bien commun. Ce que résume mezzo voce un des élèves : «Je sais très bien ce que veut dire mais je n'ai pas les mots."

Si vous pensez reconnaître le film à partir de l'extrait de la critique ci-dessus, vous pouvez adresser votre réponse à l'adresse suivante auditeurfranceculture@radiofrance.com

Les 10 premières bonnes réponses recevront un DVD (films défendus par France Culture). N'oubliez pas de mentionner votre adresse postale.

Bonne chance!

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
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