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Cannes : états critiques" (5/5) / Thomas Azuélos

29 min
À retrouver dans l'émission

Cinquième et dernier épisode de la série "Cannes : états critiques". Le journaliste Gérard Lefort revient sur les moments forts et les films marquants des Festivals de Cannes qu'il a couverts pour le journal "Libération". En deuxième partie, Thomas Azuélos, pour sa bande dessinée "Le fantôme arménien" parue aux éditions Futuropolis.
Les Têtes chercheuses
Série "Cannes : états critiques" avec le journaliste et critique de cinéma qui a collaboré au journal "Libération" pendant plus de 30 ans.

Episode 5 : La situation des critiques, une situation critique?

Gérard Lefort
Gérard Lefort

Tout le monde n'a pas le talent, la folie, de se mettre dans cet état critique qui permet de s'oublier, de se transcender, de vivre dans un autre monde parce que l'on écrit sur un film.

Ce n'est pas notre boulot de participer à cette bourse des valeurs cinématogrpahiques.

Ecrire dans le journal, c'était écrire mon journal.

L'invité culturel
Thomas Azuelos, auteur de bande dessinée, pour "Le fantôme arménien" parue aux éditions Futuropolis.

Le fantôme arménien
Le fantôme arménien

Le Jeu :
"Un film «free» (comme «free jazz»), exploration éclatée et digressive sur le mode sautillant du coq à l’âne. Voix, envol, écriture, avant le trou où tout finit. Quatre stations sur le chemin herbeux, dans le sillage énigmatique du réalisateur. La voix «off» auquel le cinéma, depuis le temps, nous a accoutumés, reste un étrange procédé. A quoi ça sert ? Comme dans les polars hollywoodiens qui en abusèrent jusqu’au cliché : soit à expliquer ce qui va se passer, soit à expliquer comment ça s’est passé. Dans les deux cas, la voix off creuse un trou noir où l’espace-temps est aspiré. Ce vertige semble consubstantiel au cinéma, car on voit mal que pendant la lecture d’un roman, un audioguide nous parle à l’oreillette, soit pour annoncer le chapitre suivant (à ne pas rater !), soit pour faire attention à la marche entre les pages 45 et 46. Dans XXX XXXXXX XXXXXX, la voix off est bien cette couche supplémentaire de fiction qui se superpose aux autres bandes du film (son et image), sans les enterrer. La bande off qui bande à part. Au point que le réalisateur lui donne une sorte de prime jeunesse qui, foin de barbarisme, réglerait au présent un vieux conte : il est une fois une antique affaire de vol de sac à main. Cette voix jeune, c’est celle d’Edouard Baer, pratiquement méconnaissable et qui, partant, prouve que lorsqu’Edouard ne fait pas le zouave, Baer fait très bien l’idiot (tendance Dostoïevski). C’est la voix du livre lu, neutre à la Bresson, mais pas au point de complètement domestiquer une fragrance canaille. En off du off, c’est la voix du bateleur, du «décrochez-moi ça» des grands boulevards, la voix de sézigue à la Francis Carco."

Si vous pensez reconnaître le film à partir de l'extrait de la critique ci-dessus, vous pouvez adresser votre réponse à l'adresse suivante auditeurfranceculture@radiofrance.com

Les 10 premières bonnes réponses recevront un DVD (films défendus par France Culture). N'oubliez pas de mentionner votre adresse postale.

Bonne chance!

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