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Des chats et des hommes (2/5) avec Eric Baratay / Jean-François Spricigo « Toujours l’aurore »

28 min
À retrouver dans l'émission

Les Têtes chercheuses
Avec Eric Baratay, professeur d'histoire contemporaine.
Cette semaine, en cinq épisodes et en compagnie d'Eric Baratay , nous tenterons de percer les mystères du chat, animal fascinant et qui recèle bien de multiples facettes.Aujourd'hui, nous évoquerons la diabolisation du chat.

Eric Baratay
Eric Baratay Crédits : Anaïs Ysebaert - Radio France

Le site d'Eric Baratay pour retrouver son parcours, ses publications...

L'invité culturel
Aujourd'hui, nous recevons Jean-François Spricigo , photographe et auteur, pour son exposition Toujours l'aurore au 104 à Paris et jusqu'au 4 janvier 2015 (prolongation de l'exposition commissariée par Erik Kessels dans le cadre des Rencontres de la photographie d'Arles 2014 et dans le cadre du Mois de la Photo à Paris).

Je photographie comme l’oiseau bat des ailes, pour ne pas tomber

Jean-François Spricigo
Jean-François Spricigo Crédits : Anaïs Ysebaert - Radio France

Le photographe Jean-François Spricigo traque l’horizon autant qu’il le peut, aime inconditionnellement la nature, les animaux, et apprend pas à pas à accepter l’inconstance de l’espèce à laquelle il appartient: « Je photographie comme l’oiseau bat des ailes, pour ne pas tomber ».

Son exposition toujours l’aurore se déploiera selon plusieurs propositions, kaléidoscope d’un même regard, pour rendre compte de la dimension fragmentaire de tout élan créatif. Cette esthétique est un choix d’honnêteté, l’aveu d’un dénuement face au réel à n’être que soi, et néanmoins de vivre tout entier ce réel à travers soi : «Il n’a jamais été question de capturer ou de figer le monde, poursuit-il. Au contraire, c’est la palpitation d’un instant qui m’interpelle. Floue ou non, la ‹netteté› de l’image est principalement liée à l’intégrité de son processus.»

Oser assumer l’absence d’esprit de certitude pour lui préférer l’intranquilité des convictions de chair et de sens. C’est le fruit sans cesse renouvelé d’un itinéraire instinctif, corporel et spirituel engagé, parfois tourmenté, animé parune passion indéfectible. Une éthique fondée sur le pouvoir unificateur du paradoxe. La notion du hors-champs sera envisagé comme le plein champ, donner à voir la part absente.

«La nature m’apprend à me réconcilier avec moi-même et les autres. Les animaux ont particulièrement participé à m’apaiser face à ce que je percevais comme des injustices, l’évidence de leur présence et leur ancrage spontané m’ont donné accès à une respiration plus sereine.» «Il n’est pas ici question de chercher l’opposition ou de créer une hiérarchie entre l’Homme et la Nature, mais bien de faire entendre au premier qu’il s’inscrit dans la seconde, et que jamais il n’a conquis quoi que ce soit de pérenne quand il la profane»

La dimension muséale comprend une exposition de tirages photographiques qui se déploie de façon linéaire et en un vaste pêle-mêle. La partie installation mêlera la vidéo, avec une bande son composée par le pianiste Alexandre Tharaud, et une lecture d'un texte de l’auteur, ceci aux fins d’immerger le spectateur dans un espace dédié à la métaphore.L’exposition sera aussi le prétexte d’une rencontre avec le musicien Alexandre Tharaud et le photographe Jean-François Spricigo le 12 novembre sur le sujet de la création.

(Texte Le Centquatre, Paris)

Jean-François Spricigo a réalisé une série de photos sur les chats , énigmatique et magique, dont nous montrerons une image tous les jours.

Jean-François Spricigo
Jean-François Spricigo Crédits : Jean-François Spricigo
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