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Jésus en peinture (2/4) avec Michael Lonsdale / Madeleine Scopello « Jésus dans les textes apocryphes »

28 min
À retrouver dans l'émission

Les Têtes chercheuses
Avec Michael Lonsdale, comédien et auteur pour l’ouvrage Jésus, lumière de vie – Mon évangile des peintres aux éditions Philippe Rey.
Nous passerons notre semaine aux côtés de Michael Lonsdale , qui, en quatre épisodes, mettra en lumière quatre oeuvres mettant en scène un épisode de la vie de Jésus.

Aujourd'hui, le baiser de Judas avec l'oeuvre du Caravage, L'Arrestation du Christ , vers 1602.

Caravage, L'Arrestation du Christ
Caravage, L'Arrestation du Christ

« C’est une vie de Jésus en images que je veux partager ici, une vie illustrée par les plus grands peintres. Car, si j’ai beaucoup lu les évangiles, je les ai aussi longuement contemplés grâce aux tableaux tellement éloquents des maîtres.

Qu’y a-t-il de plus gracieux que l’ange de L’Annonciation de Fra Angelico, de plus intime que la Nativité vue par Georges de la Tour, de plus festif que Les noces de Cana de Véronèse ? J’aime l’abandon du petit Jésus endormi de La Madone de la prairie par Bellini, l’assurance du Christ adolescent d’Ingres, la représentation naïve du démon tentant Jésus au désert d’une enluminure du Moyen-Âge… Et, bien évidemment, mon cher Rembrandt, le plus grand d’entre tous, avec sa représentation des compagnons d’Emmaüs et, surtout, avec son chef-d’oeuvre absolu, Le Fils prodigue . Combien m’émeuvent La Flagellation du Christ par le Caravage ou le visage de Jésus en larmes sous la couronne d’épines par Antonello della Messina…

Tous ces tableaux sont des amis pour moi, je les revois chaque fois avec un plaisir complice, une secrète connivence que le temps a tissée entre nous. Si on peut affirmer que chacun a « son » Christ, le mien s’est ici construit grâce à celui des autres : il provient du talent et du fabuleux regard de ces grands artistes qui ont su si bien reproduire les couleurs de la grâce. »

Michael Lonsdale

L'invité culturel
Cette semaine, en partenariat avec le Monde des Religions , nous aborderons cinq thématiques en compagnie de spécialistes qui tour à tour nous parlerons de Jésus dans les textes apocryphes, Jésus musulman, Jésus indien...

Aujourd'hui, avec Madeleine Scopello , chercheur au CNRS (Paris IV-Sorbonne) et spécialiste d'histoire religieuse et notamment des mouvements de la gnose et du manichéisme nous aborderons la thématique de Jésus dans les textes apocryphes.

Bien que n'ayant jamais été admis dans le canon du Nouveau Testament, les évangiles apocryphes ont joué un rôle prépondérant dans l'iconographie chrétienne. Parce que cette littérature vient combler les lacunes narratives des évangiles officiels sur bien des aspects de la vie de Jésus, elle a donné aux artistes une source d'inspiration encore présente dans notre mémoire collective.

Edito de Virginie Larousse

Nous pensions vous avoir tout dit ou presque, dans notre dernier numéro (« La saga des dalaï-lamas »), sur le charismatique et attachant Tenzin Gyatso, 14e dalaï-lama. Mais voilà que, grâce à l’entremise de notre collaborateur François Gautier, il s’invite de nouveau dans votre magazine. D’une fort belle manière, puisqu’il nous a accordé un entretien exclusif extrêmement émouvant. Il y parle, à bâtons rompus, des pesanteurs de sa vie, des Chinois, de l’avenir du Tibet, mais aussi de l’État islamique. Et déclare, dans une formule choc, «  Je ne suis pas tibétain, je ne suis même pas bouddhiste. Je suis exactement pareil que vous.  »

D’où vient que les grands maîtres spirituels, alors qu’ils sont perçus comme les gardiens d’une tradition religieuse particulière, invitent très souvent à aller «  au-delà de la religion  » – pour reprendre, justement, le titre de l’un des derniers livres du dalaï-lama ? À tendre vers une universalité qui propose de rechercher l’unité, par-delà l’apparente diversité des hommes et des cultures – quête chère au Vedanta de l’Inde ? Ce message d’universalité était, déjà, celui de Jésus. Certes, dans un premier temps, il a déclaré réserver ses enseignements «  aux brebis perdues de la maison d’Israël  » – autrement dit à ses coreligionnaires juifs. Certes, il a également affirmé être venu «  accomplir la Torah, et non l’abolir  » . Pourtant, après la résurrection, il demande à ses disciples d’être «  [ses] témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et jusqu’aux confins de la terre  » (Actes 1, 8). Il les convie à sortir du carcan étroit de leur tradition. À s’ouvrir à l’Autre. À explorer la variété du monde.

Il n’est dès lors pas étonnant que, par effet de retour, la vie de Jésus ait été autant visitée, réécrite, réinventée, hors de l’Église. Et cela, tant de la part des chrétiens en marge de cette dernière, dans les premiers siècles du christianisme, que par les autres religions. Car les juifs, les musulmans, les hindous, pour ne citer qu’eux, ne se sont pas privés de proposer leur interprétation de la biographie de Jésus. Loin, très loin du dogme, comme vous le découvrirez dans ce numéro. 

Intervenants
  • comédien, acteur, metteur en scène, homme de foi
  • chercheur au CNRS (Paris IV-Sorbonne) et spécialiste d'histoire religieuse et notamment des mouvements de la gnose et du manichéisme
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
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