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Nicolas Poussin, Diogène jetant son écuelle, 1648
Épisode 2 :

Poussin et le désir d’une Italie fantasmée / Gérard Noiriel

28 min
À retrouver dans l'émission

À travers le voyage en Italie de Nicolas Poussin et de ses œuvres les plus marquantes, ses dernières toiles à caractère biblique, Romain Arazm, jeune doctorant en Histoire de l’art, interroge le sentiment de l’altérité chez le peintre.

Nicolas Poussin, Diogène jetant son écuelle, 1648
Nicolas Poussin, Diogène jetant son écuelle, 1648 Crédits : / Musée du Louvre, Paris

Première partie / Série :

Nicolas Poussin ou l’expérience de l’altérité

Episode 2 : Poussin et le désir d’une Italie fantasmée

Avec notre tête chercheuse : Romain Arazm

Doctorant en Histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, Romain Arazm a – parallèlement à l’étude de la peinture du XVIIe siècle puis aux arts du livre au siècle suivant - suivi un cursus de Philosophie à la Sorbonne. Il est également titulaire d’un Master en Journalisme (ESJ Paris).

Cofondateur de l’association Ambire-Madrian en 2011 et devient curateur deux expositions d’art contemporain (« Inuit : une terre, un peuple, un art » (2012) et «Déséquilibre: une création contemporaine sous influence japonaise » (2014) à l’espace Christiane Peugeot.

Il a publié, dans une attitude transdisciplinaire, plusieurs textes dont un article d’esthétique « De l’œil à l’esprit » sur la calligraphie japonaise contemporaine (2011) ainsi que « Le Lorrain-Turner, de l’étincelle au brasier » à propos de la filiation artistique entre les deux peintres (2012). Tous deux publiés au sein de la revue Art Absolument.    

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Deuxième partie / L'invité culturel :

Gérard Noiriel, commissaire de l’exposition On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom à la Maison des métallos à Paris jusqu’au dimanche 28 février 2016

Au cours de ses recherches, l’historien Gérard Noiriel, commissaire de l’exposition, a rassemblé une importante documentation iconographique sur le destin singulier de Rafael, un jeune esclave cubain vendu à un marchand espagnol, qui est devenu à la fin du XIXe siècle le premier artiste noir ayant connu la célébrité en France. Rafael arrive en Europe à l’âge de dix ans. Il n’a pour seul bagage que les gestes qu’il a appris quand il était enfant en regardant les esclaves noirs qui dansaient sur le port de la Havane. Un jour qu’il danse dans un bar, il est repéré par un célèbre clown anglais, qui l’emmène à Paris. Nous sommes en 1886. La plupart des Français n’ont encore jamais vu de noirs. Quelques entrepreneurs de spectacle exploitent la curiosité du public en exhibant des « sauvages » aux Folies Bergères ou au jardin d’acclimatation. En France, on se moque de lui. On le surnomme « Chocolat ». Rafael serre les dents et transforme son « handicap » en atout. Puisqu’il fait rire, il deviendra clown ! En 1888, il triomphe au Nouveau-Cirque dans La Noce de Chocolat. À la fois clown, danseur, chanteur, il est le roi des nuits parisiennes. Toulouse Lautrec fait son portrait ; il est filmé par les frères Lumière. Son personnage inspire les écrivains, les publicitaires, les fabricants de jeux, de jouets et de marionnettes. Des affiches, photographies, extraits de journaux et de films, caricatures, images publicitaires, documents sonores qui constituent autant de documents exceptionnels seront présentés pour la première fois au grand public dans cette exposition. En suivant l’histoire de Chocolat, il s’agit aussi de rappeler le rôle précoce qu’a joué la culture des esclaves afro-américains dans le spectacle vivant en France.

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Intervenants
  • Doctorant en Histoire de l'art
  • Historien, directeur d'études à l’EHESS, spécialiste de l’immigration et de l’histoire de la classe ouvrière.
L'équipe
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