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Stephan Zweig (debout) et son frère Alfred, vers 1900
Épisode 4 :

La culture européenne existe-t-elle ? / Deuxième partie : Bruno Nassim Aboudrar

28 min
À retrouver dans l'émission

À un an des élections présidentielles, la culture semble absente des programmes des candidats... Alors à quoi sert-elle ? Jérôme Clément évoque aujourd'hui l'existence d'une culture européenne. 2ème partie : enquête et peinture avec Bruno Nassim Aboudrar.

Stephan Zweig (debout) et son frère Alfred, vers 1900
Stephan Zweig (debout) et son frère Alfred, vers 1900 Crédits : Wiki Commons

Première partie / Série : La culture, une affaire cruciale

Episode 4 : La culture européenne existe-t-elle ?

Avec notre tête chercheuse : Jérôme Clément

Conseiller culturel en Egypte, Conseiller du Premier ministre Pierre Mauroy, Directeur général du Centre National du Cinéma, fondateur et président d’Arte durant vingt ans, Jérôme Clément dirige depuis 2014 la Fondation Alliance Française : une vie entière au service d’une certaine idée de la culture.
Il est l'auteur de L'urgence culturelle, aux éditions Grasset.

Deuxième partie / L'invité culturel :

Bruno Nassim Aboudrar pour son livre Qui veut la peau de Vénus ? : le destin scandaleux d’un chef-d’œuvre de Velázquez, aux éditions Flammarion

Résumé de l'éditeur :
C'est une femme nue, allongée de dos, qui, dans le plus tranquille naturel, offre au regard ses courbes voluptueuses. Avec un sourire énigmatique, elle se contemple dans un miroir au cadre d'ébène, semblant à peine souffrir des sept entailles qui lacèrent son corps parfait, de la nuque jusques aux fesses.
Nous sommes en 1914 : l'un des tableaux les plus célèbres de l'histoire de l'art, la Vénus au miroir de Vélasquez, vient d'être vandalisé par la suffragette Mary Richardson. Pourquoi la féministe s'en est-elle prise à un tableau ? A celui-ci plutôt qu'à un autre ? C'est ce que cherche à comprendre Bruno Nassim Aboudrar en reconstituant minutieusement la « scène du crime », et en contant le destin hors norme d'une toile subversive, seul nu à ce jour dans la peinture espagnole du XVIIe siècle.
Tour à tout passent sur l'oeuvre, pour mieux la révéler, les mains de la profanatrice, d'un restaurateur de tableaux, du conservateur en chef de la National Gallery ou encore d'un professeur de chimie interrogeant pigments et vernis. De l'Angleterre puritaine de 1914 à l'Espagne austère et pieuse de la cour de Philippe IV, c'est aussi à une méditation sur la représentation du corps féminin que ce voyage nous convie : un corps tour à tour sacralisé et mortifié ; à la fois caché, contraint, brimé, et célébré dans le secret des alcôves et des galeries bien gardées.
Mêlant l'enquête à l'analyse érudite, "Qui veut la peau de Vénus ?" nous fait entrer dans l'intimité trouble d'un tableau : son aura de rêveries et de fantasmes qui fait de la puissance d'une oeuvre, aussi, la condition de sa vulnérabilité.

Vénus à son Miroir, Diego Vélasquez, 1647–51
Vénus à son Miroir, Diego Vélasquez, 1647–51 Crédits : Wiki Commons / National Gallery, Londres

Du 4 juin au 5 juin, retrouvez le festival "IMAGINE", le week-end de la création et des idées au CENTRE POMPIDOU.

Retrouvez toutes les informations sur ces deux journées sur la page de France Culture dédiée à l'évènement.

Intervenants
  • ancien président de la Fondation Alliance française, fondateur et ancien président d'Arte
  • professeur d'esthétique à Paris 3 (Sorbonne nouvelle). Romancier
L'équipe
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