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Une planche de dessins sur les Shadoks et les Gibis A board of drawings on Shadoks and Gibis Laszlo Ruszka / Ina / Ina via AFP
Épisode 1 :

Les sources littéraires

28 min
À retrouver dans l'émission

Cas unique dans l'histoire de la création télévisuelle française, la série d'animation "Les Shadoks" créée par Jacques Rouxel s'est nourrie de diverses influences culturelles de l'époque. Sébastien Denis en dresse l'inventaire : aujourd'hui, les sources littéraires. 2ème partie : Norbert Duffort.

Les Shadoks
Les Shadoks Crédits : Jacques Rouxel - aaa production

Première partie / Série : Les Shadoks, analyse d'un phénomène télévisuel unique

Episode 1 : Les sources littéraires

Avec notre tête chercheuse : Sébastien Denis

Sébastien Denis est professeur en études cinématographiques à l’Université de Picardie Jules Verne. Agrégé d’arts plastiques et docteur en histoire du cinéma, il est notamment spécialiste de la propagande pendant la guerre d’Algérie ainsi que du cinéma d’animation.

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Deuxième partie / L'invité culturel :

Norbert Duffort, commissaire général de l’exposition SHADOKS ! Ga Bu Zo MIAM au MIAM à Sète du 18 juin au 6 novembre 2016.
Commissaire associé : Thierry Dejean.

Norbert Duffort est vice-président du MIAM, ancien Conseiller au Ministère de la culture et Attaché culturel au Ministère des affaires étrangères ; a assuré plusieurs commissariats d’expositions au MIAM dont Coquillages et crustacés (2008, coproduction avec le Musée des beaux-arts de Brest) et Véhicules (2015, coproduction avec la Collection de l’Art Brut, Lausanne).

L'exposition :

Le 29 avril 1968 à 20h30 précises, les SHADOKS atterrissent sur « les étranges lucarnes ».    
> Atterrissage réussi : en quelques jours, ces petits personnages, mi-hommes mi-oiseaux, occupent le devant de la scène, suscitant un débat sans précédent entre « pour » et « contre ».

Créateur des SHADOKS, Jacques Rouxel (1931 – 2004) est resté un auteur modeste et discret. D’une adolescence passée à New-York, il rapporte les leçons des comics américains ; tout en se revendiquant d’Alphonse Allais et d’Alfred Jarry, Rouxel affiche à la fois un goût pour l’absurde et une fascination pour les machines.    
> Son entrée au Service de la recherche de l’ORTF dirigé alors par Pierre Schaeffer père de la musique concrète et de la musique électroacoustique, va faire le reste.    
> On connait la suite : série après série - on dirait aujourd’hui saison après saison - les SHADOKS s’imposent comme une des oeuvres les plus originales du paysage audiovisuel français.

Près d’un demi-siècle plus tard, que reste-t-il de cette oeuvre inclassable ?    
> En réponse à cette question, le Musée International des arts modestes (MIAM) présente l’exposition « SHADOKS ! Ga Bu Zo Miam », manifestation d’envergure qui propose à la fois un retour sur la genèse de cette extraordinaire aventure artistique, audiovisuelle et culturelle, et une investigation de son héritage au travers d’oeuvres d’aujourd’hui.

Pour la première fois, les documents originaux (dessins préparatoires, plans, storyboards, celluloïds…) créés par Jacques Rouxel comme autant d’étapes du process de création des SHADOKS, les documents promotionnels (affiches, brochures, presse…), et les produits dérivés (BD, Comic strips, figurines…) sont présentés en confrontation avec des oeuvres d’artistes contemporains cultivant les mêmes questionnements existentiels : « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », « rien ne se perd, tout est dans tout », « ne pas savoir où l’on va ».

Sous la houlette du Professeur Shadoko et du Marin Shadok, il est question d’apprentissages : « oublier pour apprendre » à parler, à pondre des oeufs et à fabriquer des engins poético-militaires…    
> Une séquence sur les « étranges lucarnes en mai 68» ouvre l’exposition, qui se déploie suivant un scénario Shadok : de drôles de machines pour faire la guerre et/ou partir à la conquête de l’espace, des formes informes qui se déforment, un esprit d’escalier en guise de langage.    
> Sans oublier les passoires et les oeufs, objets shadoks élevés au rang de « sciences ».

En bref, il s’agît de « raconter des choses qui ne veulent rien dire »*.

Une section rend hommage à Jacques Rouxel avec la présentation de ses films de commandes, en particulier dans le domaine de la publicité et des campagnes d’information.

Enfin, un « Salon de musique Shadok » invite le visiteur à découvrir les compositions originales créées pour la série par le musicien contemporain Robert Cohen-Solal.

« C’est tout pour aujourd’hui »*.

Norbert Duffort    
> *Jacques Rouxel    
> **Issue du Studio aaa (animation art-graphique audiovisuel), créé par Jacques Rouxel, la société aaa production gère aujourd’hui son héritage artistique.    
> Gérant : Matthieu Lamotte    
> www.aaaproduction.fr / studio@aaaproduction.fr

Intervenants
  • Historien du cinéma d'animation, dirige l'Unité de formation et de recherche des Arts à l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens
  • vice-président du MIAM, commissaire d'exposition
L'équipe
Production
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