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Fresque datée entre 3 et 5 000 ans avant JC, Ennedi Tchadien
Épisode 2 :

Le Sahara dans l’antiquité / Deuxième partie : Hervé di Rosa et Jonas Delaborde

28 min
À retrouver dans l'émission

Michel Pierre, historien et passionné du désert, nous fait voyager cette semaine dans le Sahara, depuis l’antiquité jusqu’aux premières rencontres entre sahariens et européens en passant par les conquêtes arabes. En deuxième partie d'émission : Hervé di Rosa et Jonas Delaborde.

Fresque datée entre 3 et 5 000 ans avant JC, Ennedi Tchadien
Fresque datée entre 3 et 5 000 ans avant JC, Ennedi Tchadien Crédits : © Michel Pierre

Première partie / Série :

Une traversée du Sahara

Episode 2 : Le Sahara dans l’antiquité (traces écrites, stèles et monuments)

Avec notre tête chercheuse : Michel Pierre

Agrégé d'Histoire, licencié d'histoire de l'art et archéologie, Michel Pierre a exercé diverses fonctions diplomatiques, tout particulièrement à l'Ambassade de France à Alger de 1988 à 1992 et de 2001 à 2005. Il y a développé une première découverte du Sahara confortée aussi par des séjours et voyages au Mali, Burkina-Faso, Mauritanie et Tchad. Spécialiste d'histoire coloniale, il a publié, seul ou en collaboration, de nombreux articles et ouvrages parus chez plusieurs éditeurs.

Pour poursuivre, liens à consulter :

L'Association des Amis de l'Art Rupestre Saharien

La revue Le Saharien

Les Sahariens, Amicale des Sahariens

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Deuxième partie / Les invités culturels :

Hervé di Rosa, artiste et fondateur du MIAM et Jonas Delaborde, commissaire de l’exposition Providence, Fracas psychédélique en Nouvelle Angleterre  au  Musée International des Arts Modestes de Sète (MIAM) jusqu’au 22 mai 2016

Le Miam fête ses 15 ans à Providence.

15 ans de découvertes et de recherches pour ouvrir les horizons de l’art contemporain. 15 ans d’expositions pour changer notre regard et faire tomber les frontières. 15 ans à l’affût de créateurs inclassables et d’œuvres rebelles à la taxinomie.

L’exposition Providence montre le travail, explosif et saturé, de plusieurs artistes issus de cette petite capitale de l’état du Rhode Island. La plupart des œuvres, récentes, ou produites à l’invitation du Musée, explorent des trajectoires aux connexions multiples. Quelques figures, parfois grotesques, toujours mutantes, se tiennent à l’intersection de plusieurs champs de force, qu’ils soient sonores ou chromatiques.

Héritiers, certains malgré eux, d’un imaginaire monstrueux (les écrivains fantastiques Edgar Allan Poe et H.P. Lovecraft ont laissé leur empreinte dans l’imaginaire local) et pionniers d’une certaine forme d’activité souterraine, ces artistes sont aussi musiciens, auteurs de comics ou éditeurs de fanzines.

La variété des formes qu’ils produisent fonctionne comme un réseau aux entrées multiples, parcouru par une énergie électrique, tour à tour destructrice et fondatrice.

"Depuis quelques années, le MIAM a prêté ses clés (ainsi que ses équipes et ses modestes budgets) à des artistes qui nous ont dévoilé leurs influences et ont partagé leur biotope artistique avec le public. Que ce soit les cinéastes mythiques canadiens Guy Maddin et Noam Gonik qui nous plongèrent dans les longues nuits d’hiver prolifiques de Winnipeg, le peintre expressionniste philippin Manuel Ocampo qui transporta à Sète les rues de Manille et ses artistes ou le peintre, Sévillan depuis des générations, Curro González qui leva le voile sur une scène sévillane contemporaine bouillonnante depuis les années 80. Ces différentes immersions dans les univers visuels de ces villes-monde ont démontré combien les artistes sont des capteurs et témoins privilégiés de tous les débordements esthétiques qui marquent un lieu et lui donnent son identité.

En 2015, l’exploration continue sous la houlette de l’artiste-commissaire Jonas Delaborde, jeune pousse des années 90, rompu à une pratique de l’art collective qui lui a permis en particulier de tresser des liens transatlantiques avec des dessinateurs et artistes de la ville de Providence aux Etats-Unis.

L’année dernière, j’ai visité cette ville, capitale de l’État de Rhode Island, une des plus anciennes des Etats- Unis, jamais vraiment remise de son déclin industriel à partir des années 20. J’y allais sur la piste de l’écrivain Lovecraft (1890-1937), le « reclus de Providence » qui y était né, y avait passé le plus clair de son temps et était devenu l’écrivain mythique qu’on redécouvre aujourd’hui. La mémoire de l’écrivain est discrète dans cette petite ville de province où un café Starbucks occupe sa maison natale. En revanche son héritage est bien présent, vivant dans les oeuvres des artistes que j’ai eu la chance de rencontrer et que Jonas Delaborde nous convie à découvrir dans l’exposition Providence."

Hervé Di Rosa, président de l’association de l’art modeste

Exposition Providence, vue d’ensemble
Exposition Providence, vue d’ensemble Crédits : Pierre Schwartz
Mat BRINKMAN, Sans titre, date inconnue, Dessin, fusain sur papier, Coll.privée
Mat BRINKMAN, Sans titre, date inconnue, Dessin, fusain sur papier, Coll.privée Crédits : Schwartz
Jim DRAIN, Marie LORENZ, Leif GOLDBERG, Ben JONES
Jim DRAIN, Marie LORENZ, Leif GOLDBERG, Ben JONES Crédits : Pierre Schwartz
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