LE DIRECT
Les poètes surréalistes André Breton, Paul Eluard, Tristan Tzara et Benjamin Péret en 1932.

André Breton et les pois sauteurs (Paris)

8 min
À retrouver dans l'émission

Après Blaise Cendrars, François Sureau profite de son escale parisienne pour raconter quelques bribes de la vie d'un autre grand auteur du XXème siècle, André Breton. Il nous raconte ce qui est connu sous le nom de "querelle des pois (ou haricots) sauteurs". Un thème digne du mouvement surréaliste !

Les poètes surréalistes André Breton, Paul Eluard, Tristan Tzara et Benjamin Péret en 1932.
Les poètes surréalistes André Breton, Paul Eluard, Tristan Tzara et Benjamin Péret en 1932. Crédits : Stefano Bianchetti - Getty

François Sureau et Vincent Decque s’arrêtent devant le clinquant Moulin Rouge, place Blanche, puisque à deux pas de là, au 42 de la rue Fontaine, habitait le poète et écrivain surréaliste André Breton. 

On voit sur le mur du 42 de la rue Fontaine une plaque qui rappelle les dates de naissance et de mort d'André Breton. Avec cette phrase « Je cherche l'or du temps. », qui figure aussi sur sa tombe du cimetière des Batignolles. (François Sureau)

Pierre tombale d'André Breton et de sa femme Elisa Breton au cimetière des Batignolles à Paris. On peut y lire la phrase : "Je cherche l'or du temps."
Pierre tombale d'André Breton et de sa femme Elisa Breton au cimetière des Batignolles à Paris. On peut y lire la phrase : "Je cherche l'or du temps." Crédits : Via Wikimedia Commons

Rappelons que de cette phrase François Sureau fit le titre de son livre L’Or du temps, qui se propose, comme nous le faisons de manière radiophonique, de remonter avec des mots et des histoires éclectiques le cours de la Seine. Breton vivait rue Fontaine certes, mais il vivait aussi surtout dans les cafés avec son groupe. C’est justement au café Fontaine, place Blanche, qu’il lut Nadja pour quelques-uns de ses amis en novembre 1927.

C'est une histoire assez triste. La véritable Nadja, qui s'appelait Léona Delcourt, était à l'asile depuis six mois après avoir écrit à Breton une lettre où on pouvait lire : « Comment avez-vous pu écrire de si méchantes déductions de ce qui fut nous, sans que votre souffle ne s’éteigne ? » Elle sera transférée dans un autre asile du Nord, où elle devait mourir de malnutrition et d'épuisement en 1941. (François Sureau)

Avec le café Fontaine, il y avait aussi le café Cyrano, comme Cyrano de Bergerac, qui s'élevait juste en face de là où sont François Sureau et Vincent Decque. Dans ce café, eut lieu l’épisode dont il sera question dans le récit du jour et qui est resté connu sous le nom de querelle des pois sauteurs. Une anecdote pour fervents surréalistes à n’en pas douter !...

Bibliographie

Couverture de "L'Or du temps" de François Sureau

L'Or du tempsFrançois Sureaued. Gallimard, 2020

L'équipe
Production
Réalisation

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......