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Napoléon Bonaparte dans la ville de Montereau (Seine-et-Marne)

Kilomètre 220 : le hussard de Montereau (Montereau)

8 min
À retrouver dans l'émission

Nous atteignons le kilomètre 220 après notre départ de Source-Seine. Là se trouve la ville de Montereau qui fut le siège d'une des dernières victoires de Napoléon Ier lors de la campagne de France en 1814. Cette bataille fut menée par le général Pajol, désormais connu comme "le héros de Montereau".

Napoléon Bonaparte dans la ville de Montereau (Seine-et-Marne)
Napoléon Bonaparte dans la ville de Montereau (Seine-et-Marne) Crédits : Heritage Images - Getty

Quelques deux-cents kilomètres après le départ de Source-Seine, nous continuons notre descente estivale de la Seine jusqu’à Montereau. Cette ville de Seine-et-Marne est notamment restée dans le récit historique français pour être le lieu d’une des grandes batailles de la campagne de France en 1814. Dans les écrits que laissa Napoléon Ier, on peut lire notamment ce compte rendu laconique de la bataille de Montereau :

Le général Pajol, qui marchait par la route de Melun, arriva sur ces entrefaites, exécuta une belle charge, culbuta l'ennemi et les jeta dans la Seine.

Le général Pajol, de son prénom Pierre Claude, était le fils d’un avocat de Besançon et s’était lancé dans l’aventure révolutionnaire pour y mener une vie de sabreur. Après quoi, il se rallia à l’Empire et y prit « des redoutes, des villes et des ponts ». François Sureau résume le portrait du général Pajol en ces termes : « un colosse aux épaisses nageoires [rouflaquettes énormes], toujours en avance sur l'ennemi ». C’est qu’en effet il honora son statut de hussard et conquit tous ses grades, de soldat à général, sur le champ de bataille. Son ardeur au combat était telle que :

même après Waterloo, il avait proposé à Napoléon, déjà passablement défait, de tomber sur le flanc des ombreux prussiens – avec quarante mille hommes qui étaient restés en réserve et revenus à Paris –, puis d'organiser la défense de la ville jusqu'à sa destruction complète. La Restauration, qui n'en avait pas l'usage, le fit se murer dans un silence orgueilleux jusqu'aux journées de juillet 1830 qui lui permirent, par un coup de main digne des exploits de sa jeunesse, de s'emparer de Rambouillet pratiquement tout seul. Il devait mourir peu après.  

On le retient souvent par le titre de « héros de Montereau ».

Mais, notre escale sera aussi l’occasion d’évoquer un personnage né dans cette même ville en 1822 et qui ne reste connu pour l'essentiel que par les historiens du droit – discipline chère à notre guide, au demeurant avocat.

Bibliographie

Couverture de "L'Or du temps" de François Sureau

L'Or du tempsFrançois Sureaued. Gallimard, 2020

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