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Les premiers membres de l’Abbaye de Créteil en 1907. Au premier plan en partant de la gauche : Charles Vildrac, René Arcos, Albert Gleizes, Henri-Martin Barzun, Alexandre Mercereau ; au second plan : Georges Duhamel, Berthold Mahn, Jacques d'Otémar.

Le phalanstère de Draveil (Créteil)

9 min
À retrouver dans l'émission

Avant d'arpenter la Seine parisienne, François Sureau et Vincent Decque font une pause à Créteil pour nous faire (re)découvrir l'abbaye de Créteil qui était un phalanstère d'artistes. Elle fut fondée en 1906 par Charles Vildrac et Georges Duhamel sur le modèle de l'abbaye de Thélème de Rabelais.

Les premiers membres de l’Abbaye de Créteil en 1907. Au premier plan en partant de la gauche : Charles Vildrac, René Arcos, Albert Gleizes, Henri-Martin Barzun, Alexandre Mercereau ; au second plan : Georges Duhamel, Berthold Mahn, Jacques d'Otémar.
Les premiers membres de l’Abbaye de Créteil en 1907. Au premier plan en partant de la gauche : Charles Vildrac, René Arcos, Albert Gleizes, Henri-Martin Barzun, Alexandre Mercereau ; au second plan : Georges Duhamel, Berthold Mahn, Jacques d'Otémar. Crédits : Photo de Paul Dornac (via Wikimedia Commons)

Avant d’entrer dans Paris, nous nous arrêtons à ses portes, à Créteil dans un endroit que l’on a qualifié de Villa Médicis avant la lettre, de Villa Médicis non officielle : c’est l’abbaye de Créteil. Et pour cet épisode laissons la voix à François Sureau en personne pour nous présenter ce qui se cache dans l’évocation du jour.

L'abbaye de Créteil est un rêve, un rêve fraternel, un rêve d'écrivain, un rêve d'artiste, un rêve fouriériste. Et c'est ici, qu'a été restaurée une maison toute blanche, avec un grand parc et des communs aux façades mangées par le lierre sur la gauche. C'est ici, qu'en 1906, Vildrac et Georges Duhamel, inspirés par l'abbaye de Thélème de Rabelais, décidèrent de fonder un phalanstère d'artistes dans une bâtisse à l'abandon. Ils s'y sont installés comme les moines de l'ancien temps. Ils voulaient vivre ensemble, comme dans une communauté hippie des années 70, avec femmes et enfants, avec des artistes venus de tous les horizons, dans un esprit très européen, très ouvert, très international. (François Sureau)

Bibliographie

Couverture de "L'Or du temps" de François Sureau

L'Or du tempsFrançois Sureaued. Gallimard, 2020

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