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Monument aux morts au cimetière du Père-Lachaise, de l'architecte Albert Bartholomé.

Un Anglais au Père-Lachaise (Paris)

7 min
À retrouver dans l'émission

Notre descente estivale de la Seine, depuis le village de Source-Seine où elle prend ses sources, a souvent été l'occasion d'évoquer et de rendre hommage à des personnes mortes. En toute logique, le séjour parisien de François Sureau devait consacrer un temps de méditation au Père-Lachaise.

Monument aux morts au cimetière du Père-Lachaise, de l'architecte Albert Bartholomé.
Monument aux morts au cimetière du Père-Lachaise, de l'architecte Albert Bartholomé. Crédits : Via Wikimedia Commons

François Sureau et Vincent Decque, après force hommages à des personnes mortes, se recueillent le temps d’une chronique au cimetière du Père-Lachaise dans le XXe arrondissement de Paris. Ce lieu sépulcral est une création des années 1800 qui rend compte de l’encombrement des cimetières parisiens à cette époque-là. Et si l’on y trouve les tombes de Molière ou de La Fontaine, c’est que l’autorité préfectorale en a décidé ainsi.

Le Père-Lachaise, c'est le XIXème siècle pris dans la glace avec les tombes toujours fleuries de Chopin et de Nerval, mais qui sauve une incroyable débauche de fresques et de sculptures par lesquelles la vanité sociale défie la mort. (François Sureau)

Victor Hugo déclarait de son côté :

je hais votre Père-Lachaise, avec ses deux petits édifices maniérés à cases et à compartiments, où le brave Parisien met dans des tiroirs son père, sa mère, ses enfants, sa femme et toute sa race.  

Outre la portée symbolique d’un tel lieu, des raisons plus singulières ont motivé l’attachement de François Sureau. Son grand-père y est né – ce qui n’est pas banal ! Chaque année à la Toussaint, il vient déposer avec sa fille Victoire une fleur sur la tombe d’Apollinaire que nous avons eu l’occasion d’évoquer. 

Mais  on peut croiser surtout dans ce cimetière le cénotaphe d’un Anglais que François Sureau a beaucoup aimé connaître – à défaut de pouvoir le rencontrer puisqu’il est né au XVIIIe siècle – et qui s’appelait Sidney Smith. Suivons donc notre guide à travers l’histoire de cet homme trop peu connu.

Bibliographie

Couverture de "L'Or du temps" de François Sureau

L'Or du tempsFrançois Sureaued. Gallimard, 2020

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