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Une histoire particulière documentaire 2 : Dimanche 25 décembre 2016

29 min

Un documentaire de Nedjma Bouakra Réalisé par Nathalie Salles

Qui a vu la Colonne de Juillet ? Il est une colonne que tout le monde croit connaître. Tant elle est là au centre de notre imaginaire… Les touristes en font le tour, les Parisiens y grimpent régulièrement et s'enroulent tout autour les jours de manifestation, réincarnant furtivement le geste et l'histoire. Mais de quelle histoire parle-t-on ? A y regarder de plus près, la colonne et son génie sont à l'emplacement d'une prison, d'une révolution, de plusieurs insurrections, de deux rives, et de quelques chimères et d'un grand amour.

2nd épisode : Liberté Chérie !

"Je suis allé les voir, ils s'appelaient Riton et Marinette, et j'ai vu qu'ils avaient le poster encadré dans le café qui se trouvait à l'angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue des Tournelles. Ils m'ont accueilli cordialement. Ils n'étaient montés qu'une seule fois sur la colonne, ils s'en souvenaient parfaitement. Ils venaient de l'Aveyron et, à l'époque, ils n'avaient pas encore le bistrot. Ils ne l'ont eu que deux ou trois ans plus tard, alors qu'ils étaient mariés. Et le plus étonnant, c'est que sur la photo, dans la direction où ils regardent, on voit le coin de l'immeuble où se trouve le bistrot !" Willy Ronis, extrait de Virginie Chardin

Le photographe, Willy Ronis immortalisa ce jeune couple tout en haut de la colonne, baiser fou, amoureux décidément tournés vers l'avenir. Tout mouvement, soit-il des cœurs, est un affranchissement… Et si désir et soulèvement ne faisaient qu'un : " un geste sans fin, sans cesse recommencé, souverain comme peut l'être le désir lui-même ou cette pulsion, cette poussée de liberté …) " comme le suggère le philosophe et historien de l'art Georges Didi Huberman.

Revêtue de bronze, la colonne n'est pas pleine mais creuse. Une porte s'ouvre. L'humidité ruisselle des murs, car en dessous coule un canal faisant la jonction avec la Seine. Nous remontons le long d'un escalier en spirale…des noms d'hommes et de femmes sont gravés sur les murs, 1913, 1968… 1903. Haut les cœurs, les couples, d'un jour, d'une courte nuit, ou d'une vie toute entière… sont venus ici même, les noms s'enroulent autour de la colonne. L'indestructibilité du désir accompagne l'envol du Génie de la liberté… La liberté, c'est certain c'est aussi celle d'aimer.

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