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Épisode 6 :

En solitaire sur les mers du monde

58 min

L’aventure infernale du Golden Globe, la première course en solitaire autour du monde.

Baromêtre à aiguille
Baromêtre à aiguille Crédits : François Teste - Radio France

Teignmouth Electron fut lancé dans le sud de Angleterre,  le 23 septembre 1968. Claire Crowhurst fit un bref discours et jeta la bouteille de champagne contre la coque, mais elle ne se brisa pas. Dans le monde des marins aux superstitions ancrées, c’était un mauvais présage…

Voici comment pourrait (mal) débuter l’incroyable tragédie de Donald Crowhurst et l’aventure infernale du Golden Globe, la première course en solitaire autour du monde.

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1er épisode : En solitaire sur les mers du monde

1968. Cette année-là, le journal anglais The Sunday Times offre à 9 marins l’opportunité d’effectuer pour la première fois une course autour du monde sans escale et sans assistance. Un défi qui renvoyait chaque marin à l’essentiel, un homme, un bateau, l’immensité des mers.

Londres 1968, la plus grande épreuve en solitaire jamais organisée fut, sans conteste, la plus grande course autour du monde créée par le Sunday Times. 

Les règles sont simples : Être en mer avant le 31 octobre. Pas d'escale, pas d'aide extérieure, partir et arriver d'un même port situé au nord du 40ème parallèle après avoir passé les 3 caps : le Cap de Bonne Espérance, à l’extrémité sud de l'Afrique, le Cap Leeuwin, au sud ouest de l'Australie et le Cap Horn au bout de la Terre de Feu. 

Robin-Knox Johnston en 2013
Robin-Knox Johnston en 2013 Crédits : Wiki Commons

Sur les neufs hommes qui prendront le départ, un seul franchira la ligne d’arrivée, Robin-Knox Johnston. Deux mois avant que l’homme ne pose le pied sur la lune, il devenait le premier navigateur à boucler un tour du monde en solitaire sans escale. Après 312 jours de mer sur un voilier de 10 mètres et des centaines de boites de corned beef avalées,  il accostait à Falmouth pour entrer dans la légende.

Il ne sera pas le seul.  Le renom du Français Bernard Moitessier date de cette aventure. En tête de la course à bord du fameux Joshua,  il préférera Tahiti à la compétition et fera un tour et demi du monde pour rejoindre la quiétude des îles. Il tirera de cette aventure un récit biographique, un livre culte pour tous les aventuriers de la mer « La longue route ».  Il y écrit ces mots désormais célèbres presque comme un viatique :

Je continue sans escale vers les îles du Pacifique parce que je suis heureux en mer et peut-être aussi pour sauver mon âme (...) Ceux qui ne savent pas qu’un voilier est un être vivant ne comprendront jamais rien au bateau et à la mer... 

Sextant
Sextant Crédits : François Teste - Radio France

Le destin des autres marins de la course, tragique pour certains, est aussi singulier. Alex Carozzo, John Ridgway, Loïck Fougeron ne dépasseront pas l’Atlantique. Chat Blyth renoncera après le Cap de Bonne Espérance, Nigel Tetley fera naufrage aux Açores. 

Et Daniel Crowhurst, s’enfermera dans un mensonge fatal et fascinant.  Le navigateur va entamer un « faux » voyage autour du monde avant de disparaitre tragiquement. Un drame qui inspirera au cinéma  « Les Quarantièmes rugissants » avec Jacques Perrin et « Le jour de mon retour » avec Colin Firth. Un drame et un mystère. Qui était cette homme ne pouvant plus reculer face à son mensonge ?

Écouter
4 min
Archive INA : Témoignage de Bernard Moitessier après la remise du Grand Prix de la Littérature Sportive 1967

Teignmouth Electron fut lancé dans le sud de Angleterre,  le 23  septembre 1968. Claire Crowhurst fit un bref discours et jeta la  bouteille de champagne contre la coque, mais elle ne se brisa pas. Dans  le monde des marins aux superstitions ancrées, c’était un mauvais  présage…Voici comment pourrait (mal) débuter l’incroyable tragédie de Donald  Crowhurst et l’aventure infernale du Golden Globe, la première course en  solitaire autour du monde.

L'équipe de la course
L'équipe de la course Crédits : François Teste - Radio France

2nd épisode : 18 marins en solitaire pour un nouveau tour du monde

Ce qui était en jeu dans cette aventure sans précédent c’est la vérité de l’Océan, ce face à face où il est impossible de se mentir à soi-même, cette confrontation sans échappatoire avec la peur, la courage, la solitude,  l’honneur perdu, la faillite, la folie… mais aussi la liberté.

Jean-Luc Van Den Heede
Jean-Luc Van Den Heede Crédits : François Teste - Radio France

Vous n'avez pas à être un super humain pour faire cela, vous avez juste besoin d'être désespéremment décidé à avoir la volonté de le faire. Quand un navigateur prendra le départ il faudra qu'il soit absolument déterminé à finir cette course pour revenir. L'aventure ça rend meilleur. Vous apprendrez des choses que vous n'apprendrez jamais en classe ou sur un ordinateur.. (Don McIntyre)

Le 1er juillet 2018,  pour le 50e anniversaire de cette aventure hors du commun, dix-huit marins prendront le départ des Sables d’Olonne en Vendée pour un tour du monde, à l’ancienne, sur des petits bateaux de série  sans escale, sans GPS, sans électronique à bord. pour 300 jours de solitude en mer. 

Philippe Péché
Philippe Péché Crédits : François Teste - Radio France

Le plus âgé, le Français Jean-Luc Van Den Heede a 73 ans. Il a déjà accompli cinq fois le tour du monde, mais il sait que l’enjeu ici est autre. c’est celui de la durée, de la solitude,  Comment tenir, manger, dormir, conserver des repères au cours d’un aussi long périple  ? Comment se préparer psychologiquement pour cette épreuve périlleuse.? Sachant que tous ceux qui ont tenté l’aventure sont revenus différents ou ne sont jamais revenus. Quel est le sens de cette aventure autour du monde et de soi-même ?  Quels sont les dangers qui guettent chacun d’entre eux ? Quel rêve les pousse à effectuer ce tour du monde à l’ancienne, à tenir aussi longtemps quand le navigateur François Gabart a terminé la boucle en 42 jours !

La table à cartes
La table à cartes Crédits : François Teste - Radio France

Avec Olivier Le Carrer, auteur de « 69, année héroïque », sur « La course la plus rocambolesque et la plus dramatique jamais disputée » ; Jean-Luc Van Den Heede,  Philippe Péché, Antoine Cousot, Loïc Lepage, concurrents du Golden Globe 2018 ;  Eric Vibart, historien, chroniqueur au magazine "Voiles et voiliers" ; Don McIntyre, aventurier australien, organisateur de la Golden Globe race, Patrice Carpentier, directeur de course… Et les témoignages d’époque de Bernard Moitessier, Robin-Knox Johnston.

Un documentaire de Yves Aumont réalisé par François Teste. Archives INA : Isabelle Fort Rendu, Samantha Schmitt et Christelle Rousseau. Documentation et recherche internet : Annelise Signoret. (1ère diffusion : 30/06 et 1er/07/2018)

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Revue :

"Voiles et Voiliers" N°569 juillet 2018

Filmographie :

Bibliographie :

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