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Elisabeth Revol en conférence de presse à Chamonix, le 7 février 2018
Épisode 1 :

La montagne tueuse

28 min

Secourue in extremis en janvier 2018 par deux alpinistes polonais au terme de trois jours d'enfer vécus lors d'une expédition dans l'Himalaya, Elisabeth Revol, pour reprendre pied avec sa vie, est repartie en mai 2019 faire l’ascension de l’Everest.

Elisabeth Revol, en février 2016, chez elle à Saoû, à son retour de sa troisième expédition au Nanga Parbat, toujours en hiver et déjà avec Tomek Mackiewicz
Elisabeth Revol, en février 2016, chez elle à Saoû, à son retour de sa troisième expédition au Nanga Parbat, toujours en hiver et déjà avec Tomek Mackiewicz Crédits : PHOTOPQR/LE DAUPHINE/Antoine Chandellier - Maxppp

"Plus vite, plus haut, plus fort." La devise olympique est un bon résumé des expéditions d’Elisabeth Revol.

En janvier 2018, l’alpiniste est venue à bout  – après 3 tentatives infructueuses - de l’ascension du sommet pakistanais Nanga Parbat à 8126 mètres. Partie avec son compagnon d’aventure Thomas Mackiewicz, elle est revenue seule. Lui est mort des suites d’œdèmes multiples.

Elle a été sauvée in extremis par deux alpinistes polonais aux terme de trois jours dantesques qu’elle a vécu dans les hauteurs himalayennes.

Pour reprendre pied avec sa vie, elle est déjà repartie en mai 2019 faire l’ascension de l’Everest et du Lhotse : deux 8000 mètres en deux jours en style alpin. Une technique où éthique (personnelle) rime avec esthétique (choix des sommets). Du grand art.

Elisabeth Revol à l'hôpital des Sallanches, dans les Alpes françaises, le 31 janvier 2018.
Elisabeth Revol à l'hôpital des Sallanches, dans les Alpes françaises, le 31 janvier 2018. Crédits : PHILIPPE DESMAZES - AFP

1er épisode : La montagne tueuse

Le 25 janvier 2018, Elisabeth Revol et Thomas Mackiewicz sont au sommet du Nanga Parbat, 8126 mètres. Ils ont réussi un authentique exploit : la première ascension hivernale (avec des températures de -50 à -60 degrés) en style alpin c'est à dire sans porteur, sans oxygène, sans corde ni camp fixe, et par une nouvelle voie.

En redescendant, Thomas Mackiewicz, victime d’œdèmes et de cécité des neiges, n’arrive plus à marcher. Elisabeth Revol continue seule pendant 3 jours.

Elisabeth Revol en 2019
Elisabeth Revol en 2019 Crédits : LP/Olivier Arandel/PHOTOPQR/LE PARISIEN - Maxppp

Elle délire, enlève une de ses chaussures qu’elle pense échanger dans son hallucination contre une tasse de thé chaud…  Elle s’en sort  grâce à un élan de générosité qui a mobilisé en quelques heures des fonds – 15 000 dollars - pour la location d’un hélicoptère de l’armée pakistanaise. Elle doit sa vie surtout à deux alpinistes polonais de talent qui sont parvenus à la retrouver au prix d’efforts inouïs.

Avec Elisabeth Revol, Ludovic Giambiasi, alpiniste, et Yann Giezendanner, routeur météo.

Un documentaire de Michel Pomarède, réalisé par Jean-Philippe Navarre. Mixage : Valérie Lavallé. Archives INA : Inès Barja. Documentation et recherche internet : Annelise Signoret. Collaboration : Maud Jussaume.

Extraits du livre d’Elisabeth Revol, Vivre, dits par Julie Pouillon.

Remerciements à Vivien Boyer du service de presse des Editions Artaud.

Écouter
1 min
Archive INA : France Inter. Journal de 7h - 29/01/2018 : Papier sur les conditions extrêmes du sauvetage d’Elisabeth Revol.

Bibliographie :

Elisabeth Revol, Vivre, Editions Arthaud

Reinhold Messner, La montagne nue, Editions Paulsen

Lionel Terray, Les conquérants de l’inutile, Editions Paulsen

Jon Krakauer, Voyage au bout de la solitude, Editions

Jean-Christophe Lafaille, Je vous écris de la-haut, Editions Paulsen

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