LE DIRECT
Se souvenir des victimes de la tempête Xynthia

La Faute : après la tempête

59 min

Six ans après, retour à la Faute-sur-Mer et sur le procès Xynthia. Comment la « cuvette de la mort » a-t-elle pu exister ? Quelles cicatrices la tempête a-t-elle laissées sur la commune ?

Se souvenir des victimes de la tempête Xynthia
Se souvenir des victimes de la tempête Xynthia Crédits : Reuters

Un documentaire raconté par Milena Aellig, réalisé par Manoushak Fashahi. Prise de son : Pierre Quintard

1ère partie : Le miroir aux alouettes

La commune de la Faute-sur-Mer a connu, entre les années 90 et 2010 un développement local très important, avec un urbanisme galopant, y compris sur des zones qui n'avaient jamais été constructibles en raison du risque d'inondations. Des prés où les vaches avaient « les pieds dans l'eau » se transforment donc en résidences secondaires bon marché sous l'impulsion de l'ancien maire, René Marratier, et de son équipe.

sauvetage pendant la tempête
sauvetage pendant la tempête Crédits : Reuters

Un littoral qui perd sa mémoire jusqu'à l'arrivée de Xynthia qui ravage la commune.

Cette commune est sans doute, en France, celle qui a connu le plus gros choc des dérèglements climatiques de ces dernières années.

Mémorial La faute sur mer
Mémorial La faute sur mer Crédits : Milena Aellig

Malgré plusieurs injonctions de la préfecture mettant en garde la commune contre une situation impossible face au risque d'inondation, la politique d'urbanisation des zones inondables a continué.

C'est dans ce contexte local et national que le procès au pénal qui suit la catastrophe cherche un ou des coupables. A qui la faute ? Le cas de la Faute-sur-Mer met en lumière des pratiques et des dysfonctionnements qui questionnent la gestion du risque au niveau national.

Cuvette de la mort
Cuvette de la mort Crédits : Milena Aellig

A travers la parole de victimes, d’avocats et d’un préfet se confrontent des visions différentes d'une catastrophe « naturelle » aux origines bien humaines.

2nde partie : Le droit d'inventaire

La Faute, s'il n'y a pas quelque chose de fait, elle va mourir petit à petit, lentement mais sûrement...

Peu après la catastrophe, 600 maisons -souvent très récentes- sont classées en zone noire, c'est à dire de déconstruction. La commune de 700 habitants perd 30% de son territoire. Le camping est menacé et des habitants craignent de se retrouver sans emploi. La mise en place d'un Plan de Prévention des Risques Littoraux est longue en raison des tensions vives sur les arbitrages à suivre entre attractivité économique et prévention des risques. Xynthia a laissé dans son sillage des marques profondes sur le territoire.

Tract PPRL
Tract PPRL Crédits : Milena Aellig

La seule chose à faire, c'est une digue, une deuxième digue, et là, c'est fini, tout le monde est à l'abri et tout le monde reviendra.

Quelles leçons ont été tirées au niveau national ? Comment prendre en compte le risque face à des enjeux commerciaux, politiques, patrimoniaux ? Y a-t-il une spécificité française dans la gestion, ou non-gestion, du risque naturel ?

Avec :

  • Corinne Lepage, avocate et ancienne Ministre de l'Environnement
  • Antonin Levy, avocat
  • Jean-jacques Brot, ancien préfet de Vendée
  • Patrick Jouin, Maire de la faute sur Mer
  • François Gérard, de l'AFPCN (Association Française pour la Prévention des Catastrophes Naturelles)
  • Sandrine Revet, anthropologue
  • Thierry Sauzeau, historien
  • Colette Devanne et Claude Duranceau de l'APH (Association des Propriétaires du Havre)
  • François Anil et Michel Clémenceau, habitants de la Faute sur mer

Site archives et articles la Faute sur mer

Chroniques

L'équipe
Coordination

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......