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: "Faust" (Goethe) de Valentine Losseau et Raphaël Navarro. Christian Hecq (à gauche) et Elliot Jenicot (à droite)

La gestuelle de l’acteur

31 min
À retrouver dans l'émission

Notre encyclopédie incarnée du théâtre poursuit ses rencontres avec des acteurs hors-pair. Il en est un, d'acteur, qui manie l'art du geste avec brio : Christian Hecq nous parle aujourd'hui du travail du corps, du mouvement, du geste juste. De la palette expressive d'un art physique et sensuel.

: "Faust" (Goethe) de Valentine Losseau et Raphaël Navarro. Christian Hecq (à gauche) et Elliot Jenicot (à droite)
: "Faust" (Goethe) de Valentine Losseau et Raphaël Navarro. Christian Hecq (à gauche) et Elliot Jenicot (à droite) Crédits : Vincent Pontet, coll. CF

Avec Christian Hecq, comédien, sociétaire de la Comédie-Française, où il entre il y a dix ans. C’est au Vieux-Colombier qu’on le voit jusqu’au 06 mai dans Faust, de Goethe, où il incarne le Bouffon et Méphistophélès : dans une adaptation et une mise en scène signées Valentine Losseau et Raphaël Navarro, la pièce convoque les outils de la magie, de la marionnette, des nouvelles technologies (manipulations magiques, hologrammes, théâtre d’ombres, lanterne magique…), pour créer un spectacle total où les acteurs sont tantôt magiciens, tantôt virtuels. A l’occasion du weekend spécial que France Culture consacre aux liens entre artistes et robots, rencontre avec un acteur dont la gestuelle renvoie à la machine dans ce qu’elle a de mimétique : une forme de reproduction du mouvement organique.

Maître dans l’art du geste et de la mimique, apprécié pour son jeu aiguisé, facétieux, très ancré dans le travail du corps, on voit chez Christian Hecq la formation du circassien. Ses grimaces, ses rebonds, ses espiègleries du corps et du visage, témoignent d’une maîtrise savante du geste. Alliée à la maîtrise du verbe, cela donne à voir au plateau une créature qui bluffe par son agilité,  sa dextérité, sa fluidité : une certaine science de l’incarnation, physique et distanciée. Son expérience nous éclaire sur un ingrédient fondamental du travail de l’acteur : le geste. 

Retrouvez prochainement Christian Hecq de nouveau au Vieux-Colombier du 23 au 1er juillet : Les ondes magnétiques, une pièce écrite et mise en scène par David Lescot.

Avec les voix (INA) de Jacques Lecoq et du mime Marceau.

"Faust" (Goethe) de Valentine Losseau et Raphaël Navarro. Christian Hecq (à droite), Laurent Natrella (à gauche), l'hologramme de Laurent Natrella (au centre)
"Faust" (Goethe) de Valentine Losseau et Raphaël Navarro. Christian Hecq (à droite), Laurent Natrella (à gauche), l'hologramme de Laurent Natrella (au centre) Crédits : Vincent Pontet, coll. CF

Le corps est beaucoup plus malin qu'on le pense.

J'ai plus de plaisir à imiter une démarche qu'une voix.

 "Faust" (Goethe) de Valentine Losseau et Raphaël Navarro. De gauche à droite : Elliot Jenicot, Laurent Natrella, Anna Cervinka, Christian Hecq
"Faust" (Goethe) de Valentine Losseau et Raphaël Navarro. De gauche à droite : Elliot Jenicot, Laurent Natrella, Anna Cervinka, Christian Hecq Crédits : Vincent Pontet, coll. CF

Le travail de dissociation est un travail essentiel : on peut apprendre à bouger une partie du corps sans influencer le reste du corps. A l'isoler. Par exemple, pour jouer un caractère étriqué, on va colorer le jeu en sclérosant une partie du corps.

C'est comme le silence quand on fait de la musique : pour que le mouvement soit beau, il faut qu'il parte de quelque part, pour arriver quelque part ; qu'il se détache de quelque chose...

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