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Lionel González

Lionel González: Trouble Jeu

31 min
À retrouver dans l'émission

Souvent, devant les scènes de théâtre, on s’interroge : quel est donc ce plaisir qui habite si intimement les acteurs pour que, défiant le trac, bravant la peur, ils s’aventurent sans garde fou sur une terre plus qu'incertaine.

Lionel González
Lionel González Crédits : studio théâtre d’Alfortville

Que le comédien entre sur un plateau vêtu de son costume, le cerveau plein d’alexandrins bien ordonnés les uns derrière les autres ou qu’il s’y précipite comme un cheval lancé au galop sur la lande chaotique du roi Lear, sans bien savoir ce qui va se présenter d’obstacles, de tempêtes, de gouffres à dévaler ou de montagnes à franchir, au fond, l’enjeu, pour lui, est toujours le même. Il s’agit de sauter dans le vide sous le regard de dizaines d’inconnus et d’arriver vainqueur de l’autre côté de la rive.

A la fin du mois d’août, dans le Calvados, on a assisté à un festival de théâtre contemporain qui permettait de prendre la mesure de ce que c’est l’engagement d’un acteur au service de son art. Pendant trois jours, le village de Villerville a vécu au rythme des textes, des mots, des langues et des acteurs. Trois jours de saut dans le vide où l’on suivait les comédiens d’un garage désaffecté à un romantique manoir.

C’est là, dans une pièce vide du dit romantique manoir, qu’on a découvert le travail de Lionel González, metteur en scène d’un spectacle fiévreux et emporté, d'après le récit de Dostoïevski, le Joueur. Il y avait quatre rangées de spectateurs alignées le long de chaque mur. Et assis parmi le public, quatre acteurs : Gina Calinoiu, Lionel González, Léo-Antonin Lutinier et Damien Mongin. La fête pouvait démarrer. Elle fut étincelante.

Dès le 5 décembre, au studio théâtre d’Alfortville, Lionel González et ses camarades reprennent ce spectacle joué à Villerville. Seconde session de jeu, qui sera suivie d’un autre spectacle, une déclinaison puisque après le Joueur de Dostoïevski, ils s'attaquent à Scènes de la vie Conjugale de Bergman. Ces deux représentations sont réunies dans un même diptyque intitulé : « Demain, tout sera fini ».

- DEMAIN TOUT SERA FINI - I / Librement inspiré du Joueur de Dostoïevski

- DEMAIN TOUT SERA FINI - II / Librement inspiré de Scènes de la vie conjugale de Bergman

Est-il possible de voler l’invisible d’un roman, et d’en réinventer le visible?

(compagnie Le balagan’ retrouvé)

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