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Donald Trump présente les grandes lignes de sa politique étrangère, le 24 Avril 2016, à Washington

De Trump à Clinton, quelle politique étrangère américaine ? / La Russie à l’offensive en Syrie et en Ukraine

1h17

L'enjeu de l'élection du nouveau président des États-Unis dépasse ses frontières. Trump et Clinton dessinent les grandes lignes de leur politique étrangère, entre rupture et continuité. Quel futur pour la diplomatie américaine? Ensuite, regards sur les interventions russes en Ukraine et en Syrie.

Donald Trump présente les grandes lignes de sa politique étrangère, le 24 Avril 2016, à Washington
Donald Trump présente les grandes lignes de sa politique étrangère, le 24 Avril 2016, à Washington Crédits : Jim Bourg - Reuters

 De Trump à Clinton, quelle politique étrangère américaine ? 

Il considère que l’Europe orientale est une zone bordélique – a mess en anglais-. Il affirme que l’état islamique a été créé par Barack Obama. Il aimerait que le Japon devienne une puissance nucléaire pour pouvoir se défendre contre la Corée du nord. Il ne comprend pas pourquoi, lorsqu’on possède des armes nucléaires, on ne pourrait pas s’en servir. Donald Trump, pour qui la Crimée est russe, ne se porterait pas automatiquement au secours des Pays-Baltes s’ils étaient envahis par leur puissant voisin…Angela Merkel en personne a dû lui rappeler l’obligation de solidarité qu’impose à ses membres l’article 5 de l’OTAN en cas d’agression extérieure. Mais Donald Trump n’en a cure, lui qui ne serait pas mécontent de voir les Etats-Unis quitter l’Alliance Atlantique.

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Revue d'actualité de Tiphaine de Rocquigny

Ajoutés à son inconséquence impulsive, ses dérapages en politique étrangère ont contribué au recul du candidat républicain dans les sondages depuis une dizaine de jours. A tel point que Donald Trump a dû se débarrasser vendredi de son directeur de campagne, Paul Manafort, qui fût un temps payé par le président ukrainien pro-russe Ianoukovitch. D’abord perplexe, l’Europe s’est mise à avoir peur de la candidature de Donald Trump. Le candidat républicain provoque même un « haut le cœur » chez François Hollande et Franck Walter Steinmeier, le chef de la diplomatie allemande, estime qu’il serait « effrayant » qu’il accède à la Maison-Blanche. Même si sa candidature implose, certains considèrent que ses gaffes répétées dans le domaine international laisseront de toute façon une trace dans la prochaine Amérique. Et pourtant, à y regarder de près, la politique étrangère de Donald Trump a davantage de points communs avec celle de Barack Obama qu’avec celle d’Hillary Clinton…

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Le portrait de la semaine : Jill Stein et Gary Johnson

Avec André Kaspi, historien, spécialiste des États-Unis et Benjamin Haddad, expert de l’Hudson Institute pour les États-Unis.

  • Pour aller plus loin

Le directeur de campagne de Donald Trump rattrapé par son passé ukrainien, le Monde, le 17 Août  2016.

Les [grandes lignes](http://Les grandes lignes de la politique étrangère de Clinton et Trump) de la politique étrangère de Clinton et Trump, l'Orient le Jour, le 1er Juin 2016

Politique étrangère : le bilan discuté d'Obama, par Philippe Le Corre dans Ouest-France, le 19 Avril 2016

La Russie à l’offensive en Syrie et en Ukraine

La flotte russe en démonstration de force lors de la fête de la Marine, le 31 Juillet 2016 à Sébastopol
La flotte russe en démonstration de force lors de la fête de la Marine, le 31 Juillet 2016 à Sébastopol Crédits : Pavel Rebrov - Reuters

Ce fût le cas en 2014, puis en 2015 et c’est à nouveau le cas en 2016 : depuis l’annexion de la Crimée et la déstabilisation du Donbass, l’été est toujours favorable à la reprise des tensions entre l’Ukraine et la Russie. Depuis dix jours, plusieurs dizaines de milliers de soldats russes ont été massés à la frontière ukrainienne. Vladimir Poutine annonce le déploiement de systèmes de défense anti-aérienne et anti-missiles S400 en Crimée. Il s’est rendu vendredi dans ce territoire ukrainien annexé en mars 2014 pour y présider une réunion du conseil de sécurité, alors que des manœuvres militaires d’envergure avaient lieu dans la région. Kiev, qui redoute que la Russie ne tente de conquérir la bande de terre qui sépare le Donbass de la Crimée, a placé en alerte maximale ses unités militaires. S’agit-il d’une nouvelle escalade qui pourrait mener à une guerre ouverte ? Ou plutôt d’une diversion destinée à souder le peuple russe derrière Vladimir Poutine juste avant les élections législatives du 18 septembre, alors que l’économie russe continue sa dégringolade, que la Russie est privée d’adversaire depuis la réconciliation avec la Turquie et que la campagne électorale américaine laisse au Kremlin les mains libres pour agir ? L’activisme militaire estival de la Russie se déploie aussi au Levant, où les avions russes passent désormais par l’Iran pour aller bombarder les insurgés en Syrie. Frapper plus et plus souvent : cette nouvelle route aérienne pourrait permettre à Vladimir Poutine, après avoir sauvé – au moins provisoirement - le régime de Bachar el-Assad, de peser sur la bataille d’Alep. Là aussi, s’agit-il d’une nouvelle stratégie pour la Syrie ou au contraire d’une gesticulation militaire destinée à faire exister la Russie sur la scène internationale ?

Avec Fabrice Pothier, ancien directeur de cabinet du secrétaire général de l’OTAN pour la Russie, ancien directeur de Carnegie Europe et Alexandra Goujon, Maître de conférence à l'université de Bourgogne et à Sciences Po, spécialiste de l’Europe de l’Est.

  • Pour aller plus loin

Putin aims at Syria and Strikes Europe, article de Benjamin Haddad sur le site de Foreign Policy

Pourquoi l’Iran autorise l’usage de ses bases à la Russie, Libération, le 16 Août 2016.

Poutine, grand maître de la diplomatie du coup de poing sur la table, Slate.fr, le 17 Août 2016.

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La chronique d'Hubert Védrine
Chroniques
13H55
3 min
L'enfer est pavé de bonnes intentions
L'enfer est pavé de bonnes intentions : Dimanche 21 août 2016
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