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L’accord sur le nucléaire iranien menacé par les durs à Washington et Téhéran / Ukraine : la guerre reprend ses droits

1h17

En août Une semaine dans le monde est présenté par Isabelle Lasserre, journaliste au Figaro .

Retrouvez nous tous les samedis, de 12h40 à 14h sur France Culture.

Sans oublier les fils Facebook et Twitter de l'émission.

La revue de presse internationale d'Antoine Dhulster : - En Turquie , le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé la tenue de nouvelles élections législatives le 1er novembre prochain. En juin, les élections législatives avaient vu une l'AKP, le parti au pouvoir, perdre la majorité, au profit de l'arrivée au Parlement turc du parti pro-kurde HDP . Depuis les députés n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un gouvernement de coalition.

  • En Grèce , le peuple devra aussi revoter. Le premier ministre Alexis Tsipras a annoncé sa démission du gouvernement et appelé à de nouvelles élections , le 20 septembre prochain. Lors du référendum du 5 juillet dernier, le peuple avait voté "non" aux conditions de la résolution de la dette, mais Alexis Tsipras avait fini par accepter pour éviter le Grexit, se privant ainsi du soutien de son parti (de gauche), Syriza.

  • En Syrie , l’organisation « État Islamique » a décapité l’ancien directeur du site archéologique de Palmyre , Khaled al-Assad , avant d’exhiber son corps dans la ville. L’archéologue avait refusé de divulguer l’endroit où des vestiges de la cité antique avaient été cachés. A l’heure actuelle plus de 220 000 personnes sont mortes en Syrie et 300 sites ont été détruits.

  • En Chine , la stupeur a laissé place à la colère pour les habitants de Tianjin , victimes de la pire catastrophe industrielle du pays. Des milliers d’habitants attendent toujours d’être relogés par le gouvernement, tandis que d’autres demandent comment 700 tonnes de cyanure de sodium ont-elles pu être stockées près de zones habitées.

  • Au Brésil , la présidente Dilma Rousseff doit de nouveau faire face à l’opposition de la rue . Scandales à répétition, dont l’affaire Petrobras,corruption, récession économique, mesures d’austérité…Au cri de « Fora PT » : « Dehors le Parti des travailleurs », les manifestants demandent la destitution du gouvernement de Dilma Rousseff . Le 16 août les manifestations ont rassemblé plus d’un million de personnes , dans tout le pays.

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Première partie : L'accord sur le nucléaire iranien menacé par les durs à Washington et Téhéran
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John Kerry, à Vienne, le 14 juillet 2015, lors de la signature de l'accord historique sur le programme nucléaire iranien Crédits : Leonhard Foeger

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Après douze ans d’intenses et laborieuses négociations, les grandes puissances et l’Iran ont finalement mis fin, le 14 juillet, au différend qui les opposait sur le programme nucléaire de la République islamique et réglé, au moins pour le moment, l’une des plus graves crises de prolifération. Accord historique pour les uns, capitulation pour les autres, cet accord est le fruit d’un compromis. Il a permis d’éviter de dangereuses frappes aériennes contre les installations iraniennes mais s’il gèle le programme atomique iranien pendant dix ans, il ne l’annihile pas. Défaite ou victoire ? Il faudra sans doute des années pour que l’Histoire puisse en juger.

Mais en attendant, cet accord est aujourd’hui en danger. Une intense guerre de lobbying a lieu en ce moment au Congrès américain, qui doit voter pour ou contre le texte le 15 septembre prochain. Barack Obama multiplie les coups de téléphone personnels aux députés démocrates pour obtenir leur soutien. En face, les Républicains, soutenus par des groupes israéliens, tentent de rallier les indécis à leur cause. À Téhéran, la même lutte oppose les partisans du président Hassan Rohani et du ministre des Affaires Etrangères Mohammad Javad Zarif aux ultra conservateurs. Que se passera-t-il si l’accord est refusé par le Congrès ? La guerre, comme le redoute Barack Obama, ou de nouvelles négociations menant à un meilleur accord, comme l’espèrent certains ? Que se passera-t-il également dans dix ans, si l’accord est voté par le Congrès, une fois que la plupart des contraintes sur le programme nucléaire auront été levées ? Plus généralement, quels types de conséquences l’accord sur le nucléaire iranien, qui laisse entrevoir la possibilité d’une normalisation des relations entre l’Occident et l’Iran, peut-il avoir à court et moyen terme, sur les crises du Moyen Orient ?

Le portrait de la semaine, par Antoine Dhulster : Mohammad Javad Zarif : ministre des Affaires Etrangères iranien, négociateur pour le programme nucléaire iranien

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Deuxième partie : Ukraine – la guerre reprend ses droits
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A Kiev, les appelés répètent la parade militaire qui aura lieu ce lundi 24 août, commémorant l'Indépendance de l'Ukraine Crédits : Gleb Garanich

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Et maintenant direction l’Ukraine. Après une pause estivale, les combats ont repris à l’est du pays entre l’armée ukrainienne et les séparatistes soutenus par la Russie. Depuis le 10 août, les séparatistes pro-russes poussent leur avantage vers le sud et vers l’est, où ils ont cependant dû affronter une réponse musclée de la part de l’armée ukrainienne. Ils accentuent la pression contre Marioupol, près de la mer d’Azov, la dernière ville de l’est encore contrôlée par le gouvernement de Kiev et que les séparatistes ont depuis longtemps désigné comme une prochaine cible. Les observateurs de l’OSCE sont régulièrement visés par des tirs de la part des forces pro russes. Le cessez le feu de Minsk 2, signé en février, n’a jamais vraiment appliqué, les armes lourdes et les combattants continuent à franchir la frontière depuis la Russie.

Face à cette nouvelle escalade militaire, l’OTAN a exprimé sa « grave préoccupation ». François Hollande, Angela Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko se retrouveront lundi à Berlin pour évoquer la situation et tenter de raviver les accords de Minsk. Mais alors que le gouvernement de Kiev lutte pour réformer son pays et subit des pressions pour amender sa constitution et trouver un statut pour les provinces de Donetsk et de Lougansk, certains redoutent que l’Occident soit en train de baisser la garde face à Vladimir Poutine, du moins tant que le conflit demeure de faible intensité. Déjà, l’annexion de la Crimée n’est quasiment plus évoquée par les diplomates européens. Et si Vladimir Poutine pouvait se montrer plus coopératif dans les dossiers syrien, iranien et nord-coréen, l’Europe, débordée par la multiplication des crises au Moyen Orient, pourrait finalement se satisfaire d’un conflit gelé en Ukraine. Reste à savoir si le président russe y a ou non intérêt lui aussi…

Musiques : Man O To, de la chanteuse iranienne Ghazal Shakeri

Drimba 'n 'Bass, de l'artiste ukrainien OMFO (Our Man From Odessa)

Une émission présentée par Isabelle Lasserre

Chroniques d'Antoine Dhulster

Préparation : Isabelle Lasserre, Antoine Dhulster et Marie Mougin

Réalisation : Philippe Baudouin

Intervenants
  • maîtresse de conférences à l’université de Bourgogne, rattachée au Centre de recherche et d’étude en droit et science politique (Credespo), spécialiste de la Biélorussie
  • Conseiller spécial à l’ISS (International Institute for Strategic Studies), conseiller spécial du président de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS)
  • Directeur de recherche émérite au CERI Centre d'Etudes et de Recherches Internationales de Sciences Po
  • Rédacteur en chef de Philosophie Magazine, agrégé et docteur en philosophie, il est spécialisé en phénoménologie et en philosophie russe.
  • Secrétaire général adjoint de l’OTAN à Bruxelles.
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