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Plusieurs grands titres de la presse française

Nice, retour sur une surenchère politico-médiatique / 35 heures : une crispation française

1h17
À retrouver dans l'émission

En première partie, les mots. Mots qui peuvent consoler, qui peuvent unir… mais qui peuvent aussi accuser et diviser après l'attentat de Nice. En seconde partie, le rapport sur les 35h rédigé par l’Igas et tenu secret... jusqu'à ce que la presse en ait connaissance.

Plusieurs grands titres de la presse française
Plusieurs grands titres de la presse française Crédits : LP - Radio France

Nice, retour sur une surenchère politico-médiatique

Chers auditeurs, je suis encore sous le choc. Parce que je ne m’habitue pas. Parce que je n’arrive pas à me résoudre à l’idée qu’il faudrait « vivre avec ». Parce que les images de Charlie, celles de l’Hyper Cacher, celles du Bataclan me reviennent. Parce que celles de Nice sont là, obsédantes. Je ne compte pourtant ni amis ni proches parmi les 84 victimes. Alors pourquoi vous livrer mes états d’âme, qui font peut-être écho aux vôtres ? Pour imposer à la discussion qui va suivre la teneur qu’elle mérite. Loin des diatribes, des surexploitations politiques et des outrances verbales. L’onde de choc des attentats, c’est aussi celle des mots. Expliquer, ce n’est pas déjà vouloir un peu excuser, comme l’a affirmé Manuel Valls. Expliquer c’est surtout empêcher les incompréhensions.

Avec Bruno Dive, éditorialiste à Sud-Ouest et auteur de Au cœur du pouvoir : l'exécutif face aux attentats (Plon, 2016) et Stéphane Rozès, président de Cap (Conseil, analyses et perspectives), enseignant à Sciences Po et HEC ; et par téléphone, Henri Barthélémy, rédacteur en chef à L’Est républicain/Le Républicain lorrain.

35 heures : une crispation française

Il est de ceux qui peuvent, aussi, menacer la cohésion nationale que nous nous efforçons à maintenir. La fracture qu’il crée est d’ordre social, territorial, et politique. Le chômage touche encore aujourd’hui plus de 3 millions de personnes, 3 millions cinq cent vingt mille précisément selon les derniers chiffres de Pôle emploi qui seront réactualisés la semaine prochaine. C’est dans ce contexte et alors que la loi Travail a été adoptée avant-hier, avec un troisième recours au 49-3, qu’on apprend l’existence d’un rapport de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales). Un rapport d’une centaine de pages sur le bilan des 35h, conclu en mai dernier et tenu secret jusqu’à présent, jusqu’à ce que le journal Le Monde et Mediapart n’en aient pris connaissance.

Que dit ce rapport ? Que la réduction du temps de travail peut contribuer à favoriser l’emploi, sous certaines conditions. Il parle de 350 000 postes sur la période 1998-2002… Des chiffres qui reviennent régulièrement et qui font à chaque fois l’objet d’un débat acharné. Les auteurs du rapport le savent puisqu'ils précisent bien en préambule qu’il se sont efforcés de « reposer les termes du débat de manière dépassionnée ». Et ont pris la précaution de rester anonymes….

Pourquoi cette question du 35h génère-t-elle encore tant de crispations ?

Avec Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de la CGT des cadres et techniciens (UGICT-CGT) et Frédéric Grivot, vice-président de la Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises (CGPME) en charge de l'industrie.

Chroniques
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