LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
recueillement le 16 juillet sur la Promenade des Anglais

"Nice est floue derrière les larmes" / Travailleurs détachés de l'UE : la question vue du terrain

1h17
À retrouver dans l'émission

Un épisode largement consacré à l'attentat de Nice et au contexte local.

recueillement le 16 juillet sur la Promenade des Anglais
recueillement le 16 juillet sur la Promenade des Anglais Crédits : GIUSEPPE CACACE - AFP

"Nice est floue derrière les larmes"

C’est un chiffre qui s’est beaucoup répété hier, à mesure que grandissait l’émotion face à l’horreur. Les Alpes-Maritimes sont le deuxième département pourvoyeur de candidats au djihad en France. Un constat basé sur les chiffres des services de renseignement, mais qui depuis 24 heures a justifié que l’on se passe de précautions pour désigner la nature de cette attaque et son origine. L’homme qui a jeté son camion dans la foule est « un terroriste sans doute lié à l’islamisme radical… d’une manière ou d’une autre » affirmait déjà Manuel Valls hier soir tandis que son ministre de l’Intérieur rappelait surtout, sur TF1, qu’on ne savait rien.

L’Etat islamique a donc revendiqué ce matin la barbarie de la Promenade des Anglais. Revendication opportuniste ou attentat réellement préparé, l’enquête déterminera si ce franco-tunisien de 31 ans fait bien partie des « radicalisés », fût-ce de la dernière heure. En attendant on peut tenter de comprendre pourquoi, à Nice même, les réactions ont aussitôt désigné l’Islam en même temps qu’elles mettaient en cause l’incurie de l’État. « Nice est floue derrière les larmes » écrit aujourd’hui l’écrivain Maryline Desbiolles dans le journal Le Monde.

Avec en duplex depuis France Bleu Azur, Yvan Gastaut, historien et maître de conférence à l’université de Nice Sophia Antipolis et Christian Vallar, doyen de la faculté de Droit et Science politique à l’université de Nice Sophia Antipolis et membre du comité scientifique de l’association niçoise Entr’Autre ; et par téléphone, Anne-Laurence Halford, doctorante en psychologie clinique et psychologue de l’association Entr’Autre et Maryline Desbiolles, écrivain niçoise.

Travailleurs détachés de l'UE : la question vue du terrain

Gilles Mathelié-Guinlet, Jean Grosset et Serge Pléchot
Gilles Mathelié-Guinlet, Jean Grosset et Serge Pléchot Crédits : LP - Radio France

Elle devait permettre la libre circulation des travailleurs européens, leur garantir les meilleures conditions d’accueil possibles et aboutir à une harmonisation des conditions de travail dans toute l’Union européenne. C’était en 1996, la directive Bolkestein permettait à tout salarié de l’UE de travailler sur le territoire d’un autre État membre, de bénéficier des conditions de travail de rigueur dans son pays d’accueil, ses cotisations sociales étant versées à son pays d’origine. Vingt ans et de nombreux abus plus tard, la France commence à s’interroger sur le bien-fondé du texte. Ainsi de Manuel Valls qui dénonçait début juillet un système produisant du « dumping social » et menaçait de ne plus l’appliquer s’il n’était pas complètement remis à plat. Pendant que Myriam El-Khomri entame un tour d’Europe pour convaincre ses partenaires de la nécessité d’une réforme, nous en parlons avec l’auteur d’un rapport sur le sujet, et avec deux acteurs de l’économie de nos régions.

Avec Jean Grosset, membre de la section de l'économie et des finances au CESE, rapporteur de l'avis sur le détachement des travailleurs (septembre 2015) ; Gilles Mathelié-Guinlet, secrétaire général national de l'Organisation des Transporteurs Routiers Européens (OTRE) et Serge Pléchot, secrétaire général de la CGT Construction.

Chroniques
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......