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Max Frisch

Max Frisch : "J'adore ce qui me brûle" (1911-1991)

1h
À retrouver dans l'émission

On connaît Max Frisch pour ses "Journaux", ses pièces de théâtre, on sait qu'il fut la conscience de la gauche helvétique. Mais qui fut-il au fond ? Un écrivain ? Un architecte ? A coup sûr, l'auteur d'une oeuvre toujours retentissante, ayant pour axe fondateur le vertige identitaire.

Max Frisch
Max Frisch

Par Isabelle Rabineau. Réalisation : Gislaine David. Rediffusion de l'émission du 12.02.1998. Avec la collaboration de Claire Poinsignon et d'Annelise Signoret.

On connaît Max Frisch pour ses "Journaux", ses pièces de théâtre, on sait qu'il fut la conscience de la gauche helvétique, et les questions soulevées lors de la parution de sa biographie par Urs Bircher (chez un éditeur zurichois de Vom lansamen Wachsen eines Zorns, littéralement : "De la lente naissance d'une colère"), ont stigmatisé le trouble sur l'identité du moi, véritable centre névralgique d'une oeuvre entièrement construite sur le doute. Qui est en effet Stiller, lequel dit justement le temps d'un extraordinaire roman ne pas être ce Stiller dont il est précisément question ? Qui est le véritable scripteur du "Journal", Max Frisch autobiographe ou Max Frisch écrivain ? Enfin, qui est Max Frisch ? L'émission suggère une hypothèse : si Max Frisch n'était pas seulement Max Frisch écrivain, mais aussi un Max Frisch méconnu, architecte diplômé, à la tête d'un bureau d'architectes durant 15 ans, répondant ainsi à l'attente d'un père, lui-même architecte ? Le vertige identitaire de Frisch trouverait à la fois un socle, mille possibilités d'aménagement, et surtout un axe autour duquel enrouler la fiction comme autant de plans dessinés précisément, Rötring et Té à plat sur le papier. Cette émission replace donc, avec les moyens qui sont ceux de la radio, paysages sonores à doubles fonds, échos étranges entre les œuvres, archives cinéma et audio, l'oeuvre de Max Frisch, avec en son centre, une construction extrêmement rigoureuse à la manière d'un plan d'architecture ou d'urbanisme.

Liens

Entretien avec Michel Contat, recueilli lors du séjour parisien de Max Frisch en 1983. A voir sur le site de la Radio-Télévision Suisse Romande (26’)

Existence, altérité et transcendance : Max Frisch philosophe, article de Régine Battiston paru dans la revue Germanica

Max Frisch : the Art of Fiction, interview au Paris Review (n°113, 1989)

Max Frisch, dix ans après sa mort par Daniel de Roulet, écrivain

Site des archives Max Frisch (en allemand ou en anglais)

Chroniques

Bibliographie

Couverture livre

J'adore ce qui me brûleGallimard, 1963

Intervenants
  • professeur, auteur de nombreux ouvrages consacrés notamment à la littérature allemande.
  • architecte, auteur d'un dossier sur l'architecture suisse allemande, paru dans la revue "Architecture d'aujourd'hui", n° 299, juin 1995.
  • cinéaste, documentariste, auteur d'un documentaire intitulé "Max, Frisch, journaux I. III" édité par La Sept.
  • professeur à l'ENA, a dirigé un recueil consacré à Max Frisch "La Suisse en question" (ed. Presses universitaires de Strasbourg).
L'équipe
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