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Peggy Guggenheim (1898 - 1979) devant la toile "La Plage" de Picasso au musée Peggy Guggenheim, à Venise, en Italie.

Peggy Guggenheim, la folie de la collection (1898–1979)

59 min
À retrouver dans l'émission

Au-delà de l’image de riche croqueuse d’hommes américaine excentrique, à chien-chien et lunettes papillons, Peggy Guggenheim aura été l'une des plus pertinentes collectionneuses et galeristes du surréalisme.

Peggy Guggenheim (1898 - 1979) devant la toile "La Plage" de Picasso au musée Peggy Guggenheim, à Venise, en Italie.
Peggy Guggenheim (1898 - 1979) devant la toile "La Plage" de Picasso au musée Peggy Guggenheim, à Venise, en Italie. Crédits : Tony Vaccaro/Hulton Archive - Getty

En plus d'être une collectionneuse particulièrement avisée, Peggy Guggenheim était une mécène sur laquelle de nombreux artistes auront compté pendant et après la guerre, y compris Jackson Pollock à ses débuts.

Issue d’une très riche famille juive de New York, Peggy Guggenheims’ennuie très tôt dans son enfance dorée. Elle perd son père volage dans le naufrage du Titanic et désormais, non seulement elle s’ennuie, mais en plus elle est malheureuse… De voyages en voyages elle finit par s’installer en France ou elle anime les folles soirées de Montparnasse en cherchant à s’encanailler au milieu des artistes. Elle y rencontre son mari Laurence Vail, ils vivent ensemble une riche vie de bohème entre alcool et avants gardes, ont deux enfants et finissent par divorcer.

Marcel Duchamp va l’initier à l’art moderne puis au surréalisme : elle a enfin trouvé comment dépenser son argent. Elle fréquente tous les artistes du moment et commence à les financer… Mais la guerre approche et avec cette menace naît son désir de collectionner les œuvres d’art comme elle collectionne les histoires d’amour…avec passion, enthousiasme, voire voracité. Elle va réunir "la" collection de référence en ce qui concerne le surréalisme.

Peggy Guggenheim est pleine de complexes et pourtant il est difficile d’exister aux côtés de cette papesse du surréalisme qui vivra une histoire d’amour avec Beckett et une autre avec Max Ernst… Elle a su développer son œil et sera une des premières à exposer Jackson Pollock. Elle finira sa vie dans son palais de Venise, entourée de sa collection devenue incontournable et de ses chiens. Elle est désormais la "dogaressa" dont les lunettes de soleil et les boucles d’oreille sont entrées dans la légende.

Avec

Laurence Tacù , directrice des éditions de l’Herne et auteure de Peggy Guggenheim  (Flammarion)

Julie Verlaine , historienne à Paris 1 et auteure de Femmes collectionneuses et mécènes, de 1880 à nos jours  (Hazan)

Fabrice Falhutez , historien de l’art à Paris Ouest Nanterre La Défense, spécialisé dans le surréalisme et son internationalisation.

Intervenants
  • historienne de l’art, maître de conférences en histoire culturelle contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
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