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Ronit Elkabetz pour la présentation à Cannes du film Cendres et Sang de Fanny Ardant (2009)

Ronit Elkabetz, une actrice à vif (1964-2016)

59 min
À retrouver dans l'émission

"Pour moi le cinéma exprime d’abord un cri, un concentré d’émotion et de sensibilités".

Ronit Elkabetz pour la présentation à Cannes du film Cendres et Sang de Fanny Ardant (2009)
Ronit Elkabetz pour la présentation à Cannes du film Cendres et Sang de Fanny Ardant (2009) Crédits : François Guillot - AFP

Actrice et réalisatrice née en 1964 en Israël en plein cœur du désert du Néguev, Ronit Elkabetz commence sa carrière par le mannequinat avant de décrocher un premier rôle au cinéma dans Le prédestiné de Daniel Wachmann (1990). Dès son deuxième film, Eddie King de Gidi Dar (1991), elle s’impose d’emblée par son engagement total et son goût de la prise de risque.

Actrice à vif, conteuse avec "tout le corps, et tous les pores de la peau", comme elle aimait à le dire elle-même, elle composera tout au long de sa vie une galerie de personnages de femmes combattantes, qui luttent pour leurs places dans une société masculine, souvent machiste et discriminatoire.

Avec Prendre Femme (2004), Les sept jours (2007) et Guett Le procès de Viviane Amsalem (2014),  elle prolonge son engagement social et féministe en réalisant une trilogie autobiographique avec son frère Shlomi, centrée sur le personnage d’une femme inspirée de leur propre mère. Le personnage qu’elle incarne, Vivianne, est une femme qui se bat chaque jour pour son indépendance au sein d’une famille et d’une société conservatrice et patriarcale. 

C’est poussée par la recherche constante de ses racines, que Ronit Elkabetz trouve dans le cinéma un outil fantastique pour parler des femmes, pour pénétrer dans l’intimité de chaque famille, de chaque couple, de tout un chacun. Elle nous interpelle, rien que pour dire les choses, les dire et les filmer sans les juger. En quelques films, en passant de la comédie à la tragédie, elle fait bouger les consciences et va jusqu’à libérer le cinéma israélien de ses propres inhibitions.

Des personnages qui apparaissent, d'autres qui restent en tête et nous bousculent ; l'intention est de montrer avec exigence celles que l'on ne regarde jamais assez.

Un documentaire de Johanna Bedeau, réalisé par Nathalie Battus. Prise de son : Jean-André Giannecchini. Mixage Alain Joubert. Documentariste INA Stéphanie Place. Avec la voix d'Aurélia Petit. Liens internet : Annelise Signoret.

Extraits des films suivants :

  • Témoignage,de Shlomi Elkabetz
  • Guett le procès de vivianne Amsalem, de Ronit et Shlomi Elkabetz
  • La visite de la Fanfare, de Eran Kolirin
  • Eddie King, de Gidi Dar

Liens 

Biographie sur le site de l’Encyclopédie du cinéma.

Ronit Elkabetz, l'étoile d'Israël : portrait signé Samuel Blumenfeld pour Le Monde 2 (juin 2008).

Invitée sur le plateau de Des Mots de Minuit en 2004, Ronit Elkabetz parle de cinéma, des combats des femmes, de la guerre "depuis toujours" dans son pays, de sa tristesse face au sort infligé aux palestiniens.

Intervenants
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