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Stanley Kubrick, autoportrait (1949)

Stanley Kubrick (1928-1999) - L'humain trop humain

59 min
À retrouver dans l'émission

Né en 1928 à New York, Stanley Kubrick s'est replié, déplié, avec sa famille au nord de Londres des années 60 à sa mort, en homme/cinéaste libre, audacieux et controversé.

Stanley Kubrick, autoportrait (1949)
Stanley Kubrick, autoportrait (1949)

« Un film sera toujours plus que tout ce qu’on pourra en dire », ainsi parlait Stanley Kubrick.

Nous sommes tentés d’ajouter : le « mystère Kubrick » sera toujours plus que tout ce qu’on pourra en dire. « Perfectionniste », « misanthrope », « secret », ces clichés à l'emporte-pièce lui collent encore à la peau, lui qui vécut en famille dans son manoir anglais les trente dernières années de sa vie.

Pourtant, dès ses premiers tournois d'échecs et ses reportages photographiques dans les années 1940, puis ses courts et longs-métrages dès les années 1950, Stanley s’ouvre sans cesse aux autres et dissèque avec passion à la fois notre société et notre inconscient : guerre et lâcheté, puritanisme et désir, éducation et pulsion, argent et amour, bonheur et aliénation, démocratie et hiérarchie.

Cultivant volontiers l'oxymore dans son art comme dans la vie, Stanley, juif new-yorkais, épousera finalement une allemande, la femme de sa vie.

Que reste-t-il aujourd'hui de Kubrick si ce ne sont d’abord des collisions de sons et d’images, de cadres et de raccords, de trompe-l’œil et de trompe l’oreille, qui nous provoquent encore et font toujours débat ?

Qu’on se rappelle, entre autres, la censure de ses Sentiers de la Gloire, le scandale de sa sulfureuse Lolita, le détournement du nucléaire en pleine guerre froide de son Docteur Folamour, la violence graphique de son Orange Mécanique.

Mais si, au-delà des controverses qu’il suscite et de son sens inné du spectaculaire (Spartacus, 2001, Shining), Kubrick était avant tout un mélomane et danseur invétérés, un ingénieur de l’intime, un grand timide engagé, une machine de sensibilité ?

Plus ouvert et équilibré que le laisse penser sa légende, Stanley Kubrick avait certes la tête dans les étoiles mais était en réalité bien humain, trop humain.

Un documentaire d'Alexandre Vuillaume-Tylski, réalisé par Ghislaine David.

Attachée de production : Claire Poinsignon.

Prise de son : Yvan Turk, Fabien Gosset, Pierre Mine.

Mixage : Alain Joubert.

Documentaliste : Annelise Signoret.

Avec les voix de Stanley Kubrick, ; Christiane Kubrick ; Anny Romand ; Rafik Djoumi ; Réjane Hamus-Vallée, et Claude Giovanetti.

Document sonore (extraits) : Jeremy Bernstein, 1966

LIENS

Stanley Kubrick, aux croisements d’une œuvre : exposition virtuelle proposée par la Cinémathèque.

Kubrick : L’Odyssée d’un solitaire : version en ligne du hors-série des Inrocks dédié à Kubrick publié en 1999.

Site dédié à Stanley Kubrick, avec de nombreux textes, analyses et interviews sur des films ou sur l’œuvre du cinéaste (en anglais).

Un monde autour de Stanley Kubrick : biographie, bibliographie, filmographie, entretiens…

Vivian Kubrick dans l’ombre de Kubrick, une enquête de Vanity Fair autour du lien entre le réalisateur et l’une de ses filles.

La musique dans l’œuvre de Stanley Kubrick : un dossier du site Cinezik, spécialiste des musiques de films.

Le Musée de la Ville de New-York met à disposition, sur son site, une collection de photographies prises entre 1945 et 1950 par Stanley Kubrick.

Exposition virtuelle (en anglais).

Kubrick, photographe, par Dominique Poiret (Libération).

Site (en français).

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