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BAMAKO VILLE-MONDES Escale 1

59 min
À retrouver dans l'émission

ESCALE 1 : « BAMAKO, cité des Caïmans » Production Valérie Marin La Meslée – Réalisation Thomas Dutter – Technique Pierre Quintard

Vue sur Bamako, depuis la Colline de Lassa
Vue sur Bamako, depuis la Colline de Lassa

Bamako, dite « cité des caïmans » (« bama » signifie caïman en langue bamanan, et « ko » rivière), bien que son nom vienne plus probablement de celui de Bamba Sanogo, chasseur venu s'installer auprès du fleuve, Bamba étant devenu Bama), Bamako, donc, étendue sur les deux rives du fleuve Niger, appelé « Djoliba » (fleuve de sang) est entourée de collines : au Nord, celle du pouvoir, où se dresse le palais présidentiel de Koulouba, au Nord Est celle de l'espoir où se trouve l'hopital du Point G, au Sud, celle du savoir à Badalabougou avec ses universités.

La physionomie de la ville inspire un parcours qui donne à entendre à la fois les trépidations d'une grande capitale ouverte sur le monde, et la tradition préservée du village. La nouvelle de l'auteur malien Sirafily Diango, Bamako cité des caïmans lue sur place par l'auteur, accompagne la découverte de la ville. Elle s'entame sur la colline de Lassa, où nous conduit Birama Konaré, auteur de La colline sur la tête ...

Avec :

Sirafily Diango , professeur de lettres, écrivain dramaturge auteur de Bamako cité des caïmans

Cheick Oumar Sissoko, cinéaste et ancien ministre de la culture du Mali

Birama Konaré, écrivain, fils de l'ancien président Alpha Oumar Konaré

Sébastien Philippe, architecte franco-malien

Amadou Sanogo, plasticien

Sanata Massaga teinturière

Adama Traoré, dramaturge et directeur de la compagnie Actes sept et du festival « Théâtre des réalités »

Emmanuel Daou , photographe

Koumba Keita, jeune bamakoise engagée dans la culture

Igo Diarra, directeur de la galerie-médiathèque La Médina

Salah Maleh, anthropologue au Musée national dirigé par Samuel Sidibé.

Abdoulaye Konaté, plasticien, directeur du Conservatoire des arts et métiers multimédia.

Mamadou Traoré organistateur de la coopérative du Marché de Medine.

Salif Traoé, photographe

Yaya Coulibaly, marionnettiste

Sékou Samaké , musicien

Et la participation de :

Malick Sidibé, photographe, Gabriel Magma Konaté , comédien et Toumani Diabaté , joueur de Kora.

**Les courts extraits lus par Koumba Keita proviennent de *L'Afrique noire est-elle maudite?* , de Moussa Konaté (Ed Fayard)** **Voyage dans la ville de Bamako: ** ***« Bamako rive gauche »...* ** Au centre historique, que nous arpentons avec l'architecte franco-malien Sébastien Philippe, auteur d'une « Histoire de Bamako » la ville garde les traces de l'enceinte en terre qui entourait le premier village de Bamako, et celles de la colonisation française, avec une architecture néosoudanaise typique. Le cœur battant de la ville demeure le marché rose, vers lequel toute la vie commerciale converge et autour duquel les quartiers se sont étendus. D'une concession à l'autre, où les grandes familles se partagent la cour, nous nous arrêtons dans celle du quartier de Dar Salaam où le plasticien Amadou Sanogo travaille sous le regard des enfants. Il est l'un des talents prometteurs du pays déjà exposé en Europe. Bamako est aussi une capitale de la couleur, et du bazin. Dans le quartier Ouolofobougou Bobolina, rue dite « de l'atelier » où travaillent Sanata et sa famille, les teinturières donnent ses couleurs à ce tissu venu d'Europe, Tout le monde porte le bazin à Bamako, au quotidien et les jours de mariage. A Niaréla, ce dimanche, l'ancien projectionniste du cinéma Le Soudan ciné, Monsieur Diakité, marie sa fille...Ambiance… Les couples aiment à se faire photographier autour des monuments de Bamako, nous dit le dramaturge Adama Traoré[](http://actesept.org/), dans une ville où il a installé sa compagnie Actes sept. Bamako, dit-il manque d’espaces libres, et se trouve menacée par les dangers de la spéculation foncière. Tout en respectant la dimension traditionnelle, les jeunes générations adoptent des modes de vie plus indépendants, comme le confie Koumba Keita, jeune femme bamakoise engagée dans la culture, qui nous emmène à la Médina, à la galerie médiathèque d'Igo Diarra, boulevard du Peuple, puis au Musée national du Mali aux flancs des collines de Koulouba et du Point G. Là, c'est toute la diversité du Mali qui se découvre avec l'anthropologue Salia Maleh, dans un espace qui est aussi celui des rencontres de la photographie africaine, sous l'égide du directeur du Musée national, Samuel Sidbé. Sur ces hauteurs vertes de Bamako se trouvent encore le parc national du Mali « le central Park de Bamako » où l'on se promène avec Birama Konaré, et encore le Conservatoire des arts et métiers multimedia Balla Fasséké Kouyaté où nous accueille son directeur, le plasticien d'envergure internationale, Abdoulaye Konaté. Sa ville ne cesse de l'inspirer : pour ses toiles textiles, il fait travailler teinturières et artisans de sa ville, et demeure fasciné par l'incessante activité du marché de la « forge de Médine » au centre ville où forgerons et ferblantiers exportent leur savoir vers les pays frontaliers et leurs matériaux vers l'Inde et la Chine, nous raconte l'organisateur de la coopérative, Mamadou Traoré. On sait par ailleurs que dans ce lieu fascinant, le designer malien Cheick Diallo trouve aussi les formes qui nourriront ses créations : le coin d’un plateau de beignet fabriqué ici fait toute l’originalité d’une table basse… ***Bamako « rive droite »…* ** De l'autre côté du fleuve Niger, doté de trois ponts mais abîmé par les pollutions de toutes sortes, petit tour sur la rive droite, où se situent notamment le Palais de la culture, le centre de danse Donko Seko de la chorégraphe haïtienne Kettly Noël, à Faso Kanu, dans le quartier de Badalabougou. Premier arrêt au studio du photographe Salif Traoré, lauréat du prix de l’AFD lors des rencontres de la photographie africaine pour son travail sur l’immigration intérieure à Bamako. La promenade devient villageoise au petit soir dans les rues de Magnanbougou où les artistes voisinent, elle est guidée par le marionnettiste Yaya Coulibaly fondateur de compagnie Sogolon et « père » des enfants du quartier. Retour sur l'autre rive où le soir, quartier de l’Hippodrome, Seyba et Sonia réunissent un Bamako cosmopolite dans leur bar le « Bla Bla », une « institution » conviviale et culturelle (dont le pendant plus « local » est tenu par le petit frère de Seyba, à Badalabougou). Après la France, l’Espagne, c’est à Bamako que Seyba a choisi de revenir. Chez lui. Au pays du « grin », là où l’on se retrouve pour échanger autour d’un thé, on retrouve, sur un banc de Bamako Koura, en plein cœur de la ville, Emmanuel Daou, photographe
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