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SAINT-LOUIS VILLE-MONDES Escale 1

59 min
À retrouver dans l'émission

Escale 1 : « Saint-Louis du Sénégal, si près de l’eau »
Production Nedjma Bouakra - Réalisation Annabelle Brouard - Prise de son Benjamin Chauvin- Mixage Alain Joubert
« Saint Louis, son île posée au milieu du fleuve, semble hésiter entre envol et appareillage vers l’embouchure toute proche, puis l’océan. »

Saint-Louis du Sénégal
Saint-Louis du Sénégal

Si près de l’eau… Voir depuis le phare le retour des piroguiers chevauchant les flots puissants de l’océan, particulièrement houleux à la frontière mauritanienne. Pierre Loti fasciné par les valses des « longues pirogues à éperons, à museau de poisson et tournure « de requins», les avait comparés à un bestiaire de la mer. Avec un peu de chance vous apercevrez Mam Coumba Bang : « C’est un génie de l’eau qui circule le jour et la nuit pour surveiller le fleuve et la mer. L’esprit prend la forme d’une femme... On peut la rencontrer sans le reconnaître », comme on le murmure dans les rues de Saint-Louis, « la belle endormie »…Ecoutez la clameur venue des régates de pirogues. La course du naufrage est la plus étonnante : les rameurs renversent volontairement leur embarcation avant de la remettre en course. Une métaphore de la résistance de l’ile et de sa capacité à rebondir malgré la montée inexorable de la mer sur ses murs.Avec :Abdoul Sow, Enseignant-Chercheur, à l’Université Gaston Berger, désigné Expert Scientifique et Technique de la Commission du Patrimoine Mondial de l’UnescoAlioune Badara Diagne, dit Golbert, comédien et journaliste, fondateur de Radio TérangaAlpha Amadou Sy, philosophe et écrivainAmadou Abou Sy, géographe-topographeCheikhou Diakité, auteurIba Ndiae artiste piroguierAvec la présence de la déesse Mam Coumba Bang, interprétée par l’actrice Marie-Sohna Condé

En 1659, des marins dieppois fondèrent la ville sur ce lambeau de terre entourée par les flots, la vieille ville est tirée au cordeau militaire. Sur cette langue de terre dorée sous le soleil, entre maures, peules, blancs, sérères, toucouleurs et wolofs se créa une case intermédiaire entre les peuples, ni grise, ni marron ni noir ni blanche, une couleur équivoque sur le jeu de dames : le métis. Les traitants métis développent sur le fleuve le commerce des épices, des esclaves, de la gomme, puis de l’arachide. C’est le temps des « signares », des femmes réputées pour leur beauté vont amener un mode de vie original sur cette côte africaine... Bibliographie: - [*Les Africaines* , Catherine COQUERY-VIDROVITCH, La Découverte](http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_Africaines-9782707175458.html). -[ Sous la direction du même auteur, L 'AOF au temps des français Catherine COQUERY-VIDROVITCH](http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_Afrique_occidentale_au_temps_des_Francais-9782707155559.html), - [*L'imaginaire Saint-Louisien,* de Alpha Amadou Sy](http://www.laboutiqueafricavivre.com/livres-histoire/9934-l-imaginaire-saint-louisien-de-alpha-amadou-sy-9782296998896.html)- [*Mamadou Racine Sy : Premier capitaine noir des Tirailleurs sénégalais (1838-1902)* , d'Abdoul Sow](http://www.amazon.fr/Mamadou-Racine-capitaine-Tirailleurs-sénégalais/dp/229610276X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1421923348&sr=1-1&keywords=Abdoul Sow)
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