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Séoul by night

Séoul blues...

59 min
À retrouver dans l'émission

Seconde escale "Séoul Ville-Mondes"

Séoul by night
Séoul by night Crédits : C.

Production : Alain Lewkowicz - Réalisation: Céline Ters - Prise de son: Laurent Macchietti

Avec ses 11 millions d’habitants, Séoul, le plus grand centre urbain de la Corée du Sud, est désormais une ville-monde. En à peine 15 ans, elle a su devenir une des mégapoles asiatiques incontournables et la clef de voûte d’une économie régionale en pleine expansion. Un succès, résultat d’une politique industrielle méthodique conduite depuis le début des années 1960. C’est ainsi que les grands conglomérats, les « chaebols » ont fini par prendre le pouvoir. Et ce sont les Samsung, LG, et autre Daewoo qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps au pays des matins plus très calmes, bouleversés par un capitalisme autoritaire et libéral, privilégiant ces quelques acteurs et leur famille en collusion étroite avec le pouvoir. Leur puissance de feu - des centaines de milliers d'ouvriers disciplinés – est redoutable. Et le succès mondial de Samsung viendrait valider la pertinence de ce modèle assis sur la puissance de ses dynasties industrielles. Et pourtant, à mesure que la Corée du Sud « s'occidentalise » économiquement et sociologiquement, elle s'interroge sur son avenir, comme gagnée par une forme de doute «à l'européenne».

Avec :

Les écrivains :

Kim Kyung-Uk,

Chang Kang Myung,

Changhee Kim,

Eun Hee-Kyung,

Les architectes :

Sojin Lee

Joh-Hahn

Et la chamane Lee Young Nyu

Avec le soutien de l’Année France-Corée, et l'Institut Français de Paris et l'Institut Français de Séoul

Séoul est désormais un corps hyperactif, qui ne dort pas, au rythme cardiaque toujours emballé. Comme si les forces telluriques des anciens animaient encore et toujours les modernes. « Palli », « vite », semble être désormais la devise de la cité… A Séoul, on ne vient pas pour admirer les lignes architecturales vertigineuse comme à Hong Kong, ni goûter à la quiétude des temples bouddhistes comme à Bangkok. On y vient pour s’abreuver de l’énergie insatiable d’une capitale animée par le futur et qui vit chaque journée comme une dernière chance. Entre exotisme et avant-gardisme, Séoul se projette sans jamais se retourner. Séoul est ainsi devenu un poste avancé de la modernité, une ville sur la ligne de crête. Prise en étau entre son désir de croissance économique, de reconnaissance internationale, et l'envie des jeunes générations de prendre le temps de vivre, elle tâtonne et incarne les désirs contradictoires de nos sociétés développées. L’espace urbain dans la Corée du Sud d’aujourd’hui semble échapper à la logique d’aménagement dominée par le pouvoir public. Face à la montée de la concurrence entre les villes, la municipalité de Séoul a adopté la logique économique du secteur privé pour l’aménagement. La ville devient l’objet de compétitivité et d’attractivité. Mais Séoul ne saurait se borner à ce décors futuriste, objet marketing au service du « Made in Korea ». Car derrière la peinture technologique, des millions de Séoulites incarnent une société complexe où la misère sociale, économique et culturelle fait ses ravages. Dans ces conditions, quelle place l’individu et sa singularité peuvent-ils trouver, tandis que les souvenirs d’un passé douloureux ne cessent de hanter la psyché de toute une nation ?

Chroniques

15H01
57 min

Villes-Mondes | 11-12

Villes-Mondes | 11-12 : Dimanche 27 mars 2016
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