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Arielle Dombasle, d'un masque l'autre (1/5)

28 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce premier épisode Arielle Dombasle évoque son enfance mexicaine.

Arielle Dombasle enfant
Arielle Dombasle enfant Crédits : Sonia de la Rosière

Surnaturelle ? Arielle Dombasle  l’est peut-être, mais alors au sens où Baudelaire l'entendait, lorsqu'il écrivait dans son Éloge du maquillage  : « La femme est bien dans son droit, et même elle accomplit une espèce de devoir en s'appliquant à paraître magique et surnaturelle. Il faut qu'elle étonne, qu'elle charme ; idole, elle doit se dorer pour être adorée. Elle doit donc emprunter à tous les arts les moyens de s'élever au-dessus de la nature pour mieux subjuguer les cœurs et frapper les esprits. »

Née aux États-Unis, Arielle Dombasle a grandi au Mexique dans le décor cossu d'un intérieur apparemment solide et rassurant, quoique soumis au rythme impromptu des ondulations sismiques d'une terre, qui en tremblant, rappelle à chacun ses failles et sa sidérante fragilité. C'est à l'âge de dix-huit ans qu'elle regagne la France, pays d'origine de sa famille à particule dont l'arbre généalogique remonte, dit-on, jusqu'à Charlemagne. A travers elle, il semblerait que le Mexique et la France s'épousent enfin avec une naïve et folle sensualité, dans un grand écart de cancan des années 20, cette danse qui touche le Parisien comme la corrida l'Espagnol ou le catch – la lucha libre – le coeur des Mexicains.

Alors profondément libre et désobéissante, Mademoiselle Dombasle, ou volontiers frivole et superficielle ? Quizás, quizás, quizás… « Tout esprit profond a besoin d'un masque », suggère Nietzsche. « La vérité ne peut rester vérité sans ses voiles (…) N'est-ce pas une question de décence de ne pas vouloir tout voir nu, de ne pas assister à tout, de ne pas chercher à tout 'savoir' ? Cela demande la résolution de rester bravement à la surface, de s’en tenir à la draperie, à l’épiderme, d’adorer l’apparence et de croire à la forme, aux sons, aux mots, à tout l’Olympe de l’apparence. Les Grecs étaient superficiels… par profondeur».

1) Une enfance mexicaine

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