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L'écrivain francophone algérien Boualem Sansal en septembre 2015.
Épisode 1 :

Premier épisode

29 min
À retrouver dans l'émission

C’était après l’indépendance de l’Algérie, se souvient Boualem Sansal. La littérature avait été déclarée bourgeoise, donc plus ou moins excommuniée et on se passait toutes sortes d'ouvrages comme de la fausse monnaie. C’est à ce moment-là, dit-il, que son cerveau a commencé à entrer "en dissidence".

L'écrivain francophone algérien Boualem Sansal en septembre 2015.
L'écrivain francophone algérien Boualem Sansal en septembre 2015. Crédits : GINIES/SIPA

Par Raphaëlle Rérolle. Réalisation : Anne-Pascale Desvignes . Attachée de production : Claire Poinsignon.

Ce mot dissidence semble bien être une porte d’entrée sur la vie de Boualem Sansal et sur l’oeuvre littéraire qu’il construit depuis bientôt vingt ans.

Écrivain de langue française dans un pays qui a voulu se débarrasser du français, il utilise cette langue avec une volupté dont beaucoup d’écrivains français ont perdu l’habitude.

Écrivain férocement critique vis-à-vis des dérives du pouvoir algérien, il a continué d’habiter en Algérie, quand bien même sa célébrité lui aurait permis d’aller vivre ailleurs, où il n’aurait pas été persécuté.

Écrivain sans religion, voire anticlérical, il n’a cessé de fustiger la montée de l’islamisme radical, sans tenir aucun compte d’une double menace : en Algérie, celle d’y perdre la vie, et en France, celle d’y passer pour un islamophobe, pensée qui a partie liée avec l’extrême-droite.

Eléments de biographie et bibliographie (Babelio)

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