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Christiane Taubira à l'Assemblée Nationale avec Jack Lang et Bernard Tapie, au moment de la levée de l'immunité parlementaire de ce dernier, le 8 décembre 1993 à Paris.
Épisode 4 :

La trajectoire électorale

28 min
À retrouver dans l'émission

Christiane Taubira revient sur son entrée en politique, son parcours électoral et son rapport au monde politicien.

Christiane Taubira à l'Assemblée Nationale avec Jack Lang et Bernard Tapie, au moment de la levée de l'immunité parlementaire de ce dernier, le 8 décembre 1993 à Paris.
Christiane Taubira à l'Assemblée Nationale avec Jack Lang et Bernard Tapie, au moment de la levée de l'immunité parlementaire de ce dernier, le 8 décembre 1993 à Paris. Crédits : Pool SIMON/STEVENS - Getty

Christiane Taubira se lance en politique avec les élections législatives de 1993, en tant que non-inscrite, dans le groupe "République et Liberté". Elle décide de mener une bataille par le droit, pour lutter contre le clientélisme alors en place en Guyane.

Quand j'arrive dans l'hémicycle, je suis surtout habitée par la conscience de la mission qui m'est confiée. J'ai conscience d'être députée de Guyane. Je réalise que je dois être à la hauteur, que je dois tous les jours faire l'effort nécessaire pour me hisser. [...] J'ai conscience du lieu, de la beauté du lieu, de la solennité du lieu, de la vibration du lieu.

Je suis incontestablement de gauche. Je n'ai pas renoncé à un idéal de jeunesse. Je suis élue donc j'ai accepté le compromis qui consiste à entrer dans un système que je combats en tant que système, et je n'aime pas cette gauche-là, donc je vais chez les non-inscrits.

Elle témoigne dans cette émission de la grande violence qui règne dans le milieu politique :

Je n'avais aucun attrait pour la vie politique, électorale, etc. Pour moi, c'était vraiment douloureux de renoncer à un projet personnel pour entrer dans ce monde, mais j'avais un sentiment de devoir. Mais je n'imaginais pas cette violence-là. J'ai eu très envie de jeter l'éponge, dès la campagne. C'est une violence indicible.

La haine se cristallise sur moi parce que je bouleverse trop de schémas. [...] Trop de représentations sont ébranlées, trop de convictions sont abattues. Il y a des gens qui réagissent dans un réflexe de survie pour eux. Et puis il y a les méchants, et plein d'autres choses. 

Elle se livre enfin longuement sur les élections de 2002, sur la manière dont elle a vécu ce cinglant échec du socialisme et de Lionel Jospin, sur sa part de responsabilité peut-être, sur son rapport à la politique et au Parti socialiste.

Par Jean-Michel Djian. Réalisation : Charlotte Roux. Prise de son : Clément Dattée. Avec la collaboration de Claire Poinsignon. Coordination : Sandrine Treiner.

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