LE DIRECT
Costa-Gavras conçoit le cinéma comme un moyen pour lui d'exprimer ses idées politiques et de proposer une réflexion sur le pouvoir.
Épisode 2 :

Costa-Gavras : le totalitarisme et la liberté

30 min
À retrouver dans l'émission

Costa-Gavras s'exprime peu. Surtout s'il s'agit de lui. Jérôme Clément nous offre l'occasion de l'entendre se livrer, ici à propos du totalitarisme et de la liberté.

Costa-Gavras conçoit le cinéma comme un moyen pour lui d'exprimer ses idées politiques et de proposer une réflexion sur le pouvoir.
Costa-Gavras conçoit le cinéma comme un moyen pour lui d'exprimer ses idées politiques et de proposer une réflexion sur le pouvoir. Crédits : Alain Denantes - Getty

Le totalitarisme et la liberté constituent un sujet majeur pour l'oeuvre cinématographique de Costa-Gavras. Et ce dès la parution en 1969 de Z, son premier grand film à succès, qui raconte l'assassinat du député grec pacifiste Grigoris Lambrakis, en mai 1963.

Costa-Gavras appartient à une génération pour laquelle la question de l'engagement était centrale. Il a grandi dans un monde encore séparé en deux blocs, avec l'idée qu'il était nécessaire de toujours "prendre parti" (pour ou contre le communisme, le capitalisme, la guerre du Vietnam...). 

Après avoir été attiré par le communisme dans sa jeunesse, mais très vite déçu par le stalinisme en tant qu'il constitue un système totalitaire, Costa-Gavras dit avoir découvert la liberté et la démocratie en France. Il considère que c'est le seul pays où il pouvait faire un film comme Z - même s'il a finalement été tourné en Algérie, pour des raisons pratiques. 

Dans ses films revient régulièrement la question de Cuba - un régime certes révolutionnaire mais dictatorial, pour lequel le réalisateur, attaché à la culture du peuple cubain, reconnaît avoir une forme d'indulgence. Mais c'est surtout la critique du chef, en tant que figure d'autorité absolue, que Costa-Gavras s'attache à fustiger. Cette critique rejoint souvent celle de l'Eglise, du totalitarisme religieux et de l'hypocrisie des grands chefs ecclésiastiques - comme par exemple dans Amen, où le cinéaste s'en prend à Pie XII. 

La démarche du réalisateur est globalement caractérisée par une grande indépendance d'esprit et la volonté de proposer une ligne claire sans être sectaire dans ses analyses politiques. Le grand mot d'ordre se trouvant au cœur de l'oeuvre de Costa-Gavras, c'est donc la résistance - au chef, et à toute forme d'oppression. 

Par Jérôme Clément. Réalisation : Anne Franchini. Prise de son : Yves le Horse et Yann Fressy. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......