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Daniel Cohn-Bendit
Épisode 2 :

Mai 1968

30 min
À retrouver dans l'émission

Daniel Cohn-Bendit est l’icône de mai 1968 et pourtant, ni communiste, ni trotskiste, ni maoïste, il tranchait déjà avec les autres gauchistes. Celui qui depuis 2014 n’exerce plus de mandat politique, revient sur le parcours qui a fait de lui un "radical-réformiste" fondamentalement européen.

Daniel Cohn-Bendit
Daniel Cohn-Bendit Crédits : Kenji-Baptiste Oikawa

Par Virginie Bloch-Lainé. Réalisation : Laurent Paulré. Attachée de production : Claire Poinsignon.

Les singularités de Daniel Cohn-Bendit - son appel à la non-violence et son absence de sectarisme en 1968 comme tout au long de sa carrière, se forgent notamment lors d’un voyage aux Etats-Unis en 1964, alors que commence la guerre du Vietnam. Le pragmatisme, très américain, et la révolte pacifique lui conviennent.

En mai 68, il étudie à Paris la sociologie. Il est libertaire et, dans une moindre mesure, anarchiste. Daniel Cohn-Bendit revient ce soir sur ce qu’il attendait de cette révolte et sur l’épisode fameux de l’inauguration de la piscine de Nanterre en janvier 1968, par le Ministre de la Jeunesse et des Sports François Missoffe.

Le culot et la capacité de Cohn-Bendit à discuter avec tout le monde font de lui un leader du mouvement étudiant, et un intermédiaire entre celui-ci et la police. Le Préfet Grimaud parlait régulièrement avec Dany le Rouge. La célèbre photo prise par Gilles Caron montrant Cohn-Bendit souriant à un policier symbolise la liberté qu’espérait de ses vœux le leader, qui ne voulait rien moins que la guerre.

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