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 François Cheng le 31 août 2008 à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire)
Épisode 3 :

"Méditer, c'est atteindre la profondeur en élargissant sa vision"

29 min
À retrouver dans l'émission

Troisième volet d'"A voix nue" avec François Cheng, poète, romancier et essayiste qui s'exprime sur l'importance de la méditation dans sa vie et son oeuvre. Il précise aussi la distinction qu'il fait entre esprit et âme qui rendent possibles la communication et la communion entre deux êtres.

Au bord du lac Xihu (lac de l'Ouest) dans la ville de Hangzhou.
Au bord du lac Xihu (lac de l'Ouest) dans la ville de Hangzhou. Crédits : Robert Van Der Hilst - Getty

Toute l’écriture poétique de François Cheng est un constant retour et recours à la méditation. Il ne médite pas comme les bouddhistes, assis en lotus. Il médite debout ou assis, seul ou au milieu de la foule. Il pense à sa respiration, au souffle « physique et spirituel » qui le relie à la grande rythmique de l’univers et aux autres vivants. Car pour lui, la méditation permet avant tout de se sentir relié à tous les autres hommes. 

Je ne médite pas comme le bouddhiste assis en lotus, cependant je prête l'oreille à la respiration de mon corps animée par le souffle. Le souffle est à la fois physique et spirituel. La notion de souffle est profondément enracinée dans l'esprit chinois.

Il nous parle aussi de son grand plaisir des rencontres au quotidien.

L'âme de chaque être c'est la marque de son unicité. [...] Si l'esprit par son travail de raisonnement nous permet d'entrer en communication avec les éléments concernés, l'âme, elle, résonnant d'instinct avec l'âme de l’univers vivant, nous permet d'atteindre l'état suprême de la communion et non pas de la communication.

Pour conclure l'entretien, François Cheng répond à la question : "Sur quoi méditez-vous ?"

Certaines personnes méditent pour trouver l'harmonie et la sérénité. Moi, je suis quelqu'un de tourmenté et je cherche plutôt à atteindre une sorte de rédemption. Quand on médite vraiment, on est acculé à affronter les problèmes essentiels de notre existence. Pour moi, depuis toujours il y a deux principaux mystères auxquels nous avons à faire face, à savoir la beauté d'une part et le mal d'autre part. Ces deux mystères se conjuguent pour m'obliger à interroger un troisième mystère, la mort.

Lecture du poème « Lorsque les âmes se font chant » (revue Arpa).

Par Françoise Siri. Réalisation : Anne Sécheret. Prise de son : Laurent Césard. Attachée d'émission : Claire Poinsignon.

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