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Frankétienne à Saint Malo en 2021.
Épisode 5 :

Frankétienne (5/5) : "Je suis du côté de la folie productive"

29 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce cinquième et dernier temps de la rencontre avec Frankétienne, l'artiste multiforme insiste sur l'espoir qu'il met dans l'art et la création pour sauver la planète de l'entreprise mondialisante, et selon lui Haïti a toute sa part dans ce projet de République des arts.

Frankétienne à Saint Malo en 2004.
Frankétienne à Saint Malo en 2004. Crédits : Ulf Andersen / Aurimages - AFP

Ultime entretien d'"A voix nue" avec l'artiste Frankétienne qui raconte cette année 1987 alors qu'il quitte son pays pour la première fois à l'âge de 51 ans après la destitution du régime de Duvalier. Il entreprend un long périple qui l'emmène jusqu'en France où il découvre ce que représente le fait d'être francophone, "quand on habite une langue, on est habité aussi par cette langue. Ça a été un moment merveilleux pour moi."

En 1988, il devient ministre de la Culture pour seulement quatre mois : "_J'ai été le premier à être nommé ministre de la Culture. C'est moi qui devais fonder ce ministère._" De la politique pourtant, le poète n'en n'a pas une bonne image, "la politique chez nous est un marécage où il y a des bêtes immondes, il y a des alligators, des caïmans, des crocodiles".

Moi, je crois que Haïti n'aura son salut, non pas avec des effusions de dollars américains ou des euros venant de la France, de l'Allemagne ou des pays donateurs, Haïti n'aura son salut qu'à travers la créativité plurielle - la peinture, la sculpture, la danse, la musique, la littérature, les contes, les nouvelles - et Haïti pourrait devenir la République des arts.

Haïti pourrait même être une terre de référence pour pas mal d'autres pays, dans un contexte où il y a un effondrement général parce qu'on a cessé de croire à la culture. On a cessé de croire aux grandes vertus de l'esprit et à l'énergie spirituelle qui est le seul carburant qui fait marcher l'âme humaine. Hélas, nous sommes en panne d'imaginaire. Et ce n'est pas seulement Haïti qui est menacé, c'est toute la planète qui est menacée. 

Ne nous laissons pas phagocyter par cette grosse machine épouvantable, horrible, qu'on appelle la machine mondialisante. Moi, je suis pour la mondialité, je suis contre la mondialisation.

Par Delphine Japhet. Réalisation : Luc-Jean Reynaud. Prise de son : Pierre Quintard. Attachée de production : Claire Poinsignon.

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
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