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Georges Kiejman dans son bureau à Paris, en novembre 2014.
Épisode 3 :

Kiejman, homme politique

28 min
À retrouver dans l'émission

Georges Kiejman a fait une grande carrière au Barreau de Paris, jalonnée de grandes affaires pénales, mais a aussi été trois fois ministre. Conteur habile, drôle, réputé méchant, provocateur sûrement, il revient ici sur son rapport à la politique.

Georges Kiejman dans son bureau à Paris, en novembre 2014.
Georges Kiejman dans son bureau à Paris, en novembre 2014. Crédits : JOEL SAGET / AFP - AFP

Grand avocat, Georges Kiejman est aussi passionné par la politique. Il a dans ce domaine fait des rencontres qui ont compté. Il parle ici notamment de son admiration pour Pierre Mendès-France, "un personnage mythique, un homme extraordinaire, dont j'avais regretté qu'il n'ait pas été appelé par le Président René Coty pour devenir le Premier ministre". Il se souvient particulièrement bien de la joie que Mendès-France avait éprouvée et exprimée au moment du retour de la gauche au pouvoir en 1981, bien qu'incarnée par son rival de toujours François Mitterrand : "un très très grand moment d'émotion" pour Kiejman.

Il a lui-même été trois fois ministre délégué : à la Justice dans le troisième gouvernement de Michel Rocard entre octobre 1990 et mai 1991, à la Culture et à la communication dans le gouvernement d'Édith Cresson de mai 1991 à avril 1992, puis aux Affaires Étrangères dans le gouvernement de Pierre Berégovoy d'avril 1992 à mars 1993. Il évoque cette expérience brève, mais précieuse à ses yeux :

Je vivais dans cette idée un peu naïve que dans un ministère on se préoccupait de l’intérêt général, qui est plus important que l’intérêt des particuliers, même s'il n'est que la somme des intérêts des individus. J'ai pu déchanter sur ce plan-là.

Je n'ai tiré aucune amertume de la brièveté de mes fonctions ministérielles, parce que j'ai beaucoup appris. Je crois pas que j'ai été très utile au pays, mais ça a été très utile à ce que je suis.

Photo de famille du gouvernement d'Edith Cresson, sous la présidence de François Mitterrand, le 17 mai 1991. Georges Kiejman se trouve en haut à droite.
Photo de famille du gouvernement d'Edith Cresson, sous la présidence de François Mitterrand, le 17 mai 1991. Georges Kiejman se trouve en haut à droite. Crédits : PIERRE VERDY / AFP - AFP

S'il devait formuler un regret, ce serait plutôt à l'égard du manque d'intérêt pour la justice qu'il constate chez les Français, qui ne la considèrent que comme un problème abstrait. 

Par Dominique Rousset. Réalisation : Assia Khalid. Prise de son : Eric Gérard. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

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