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Guy Bedos le 5 décembre 2016.
Épisode 3 :

Guy Bedos : "A part Giscard d'Estaing, presque tous les Présidents de la République m'ont dragué"

28 min
À retrouver dans l'émission

Troisième entretien de la série "A voix nue" avec Guy Bedos. Aujourd'hui, il évoque sa carrière d’humoriste sous les différents Présidents de la République depuis les années 70, l'occasion de faire écho à ses idées politiques et de parler de son engagement associatif.

Photo prise le 14 mai 1981 à l'hôtel Intercontinental à Paris de l'humoriste Guy Bedos (G) félicitant le président François Mitterrand (D) nouvellement élu.
Photo prise le 14 mai 1981 à l'hôtel Intercontinental à Paris de l'humoriste Guy Bedos (G) félicitant le président François Mitterrand (D) nouvellement élu. Crédits : Guillaud - AFP

En 1974, Guy Bedos  monte pour la première fois sur scène en solo, dans son rôle de clown politique avec sa légendaire revue de presse. Censuré sous Giscard, consacré sous Mitterrand même s’il lui refuse, en 1994, la Légion d’honneur à cause de ce passé qui ne passe pas avec René Bousquet, Guy Bedos évoque un demi-siècle de rire de résistance sous des gouvernements de gauche et de droite, l’influence de Simone Signoret, sa « grande sœur qui l’a éduqué politiquement », ses amis Coluche et Desproges, son engagement à la Ligue des Droits de l’Homme, lui qui se dit militant anti-raciste depuis sa naissance.

Dans ce troisième entretien d'"A voix nue", Guy Bedos tient d'abord à parler de celle qui fut sa partenaire sur scène et dans la vie jusqu'à leur divorce en 1974, Sophie Daumier. "Sophie était un personnage hallucinant, elle me ravissait !" affirme-t-il encore maintenant.

La vie sentimentale, affective croise parfois aussi d'autres périodes. C'est très important pour moi, ça, mes amours, dans ma vie. Je ne passe pas ma vie à chanter l'Internationale !

Il livre alors son avis sur les Présidents qu'il a pu croiser comme François Mitterrand dont il a été proche, "il était d'une formidable indulgence avec moi, j'avais tous les droits !" raconte-t-il toujours avec émotion.

Mitterrand ? Un homme que franchement je trouvais très séduisant qui me fascinait par son intelligence, sa culture, son humour et aussi même sa faculté d'exprimer de la sympathie réelle, bref j'étais très séduit par Mitterrand... C'est lui qui m'a dragué... mais bien plus tard Sarkozy a essayé de faire la même chose, je l'ai allumé Sarkozy parce que j'avais envie de savoir comment ça fonctionnait ce "petit machin" ! J'ai eu une belle histoire avec Mitterrand mais je lui en veux de nous avoir caché trop de choses.

Son refus d'accepter la Légion d'honneur des mains de François Mitterrand avant qu'il ne meure, non il dit ne pas regretter son geste, "de toutes façons, la Légion d'honneur c'est une faute professionnelle pour moi !"

Il m'arrive très souvent de douter de ma nécessité. Je ne la ramène pas... Je pense que c'est mieux que rien, que des gens prennent la parole publiquement pour défendre ceux qui n'ont pas la parole. 

Par Laurence Garcia. Réalisation : Anne-Pascale Desvignes. Prise de son : Patrice Klein. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Intervenants
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