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Guy Bedos le 5 décembre 2016.
Épisode 4 :

Guy Bedos : "Je suis un méditerranéen inguérissable"

28 min
À retrouver dans l'émission

Quatrième temps de la conversation avec Guy Bedos dans l'émission "A voix nue". Aujourd'hui, il est question de sa carrière au cinéma et de son opinion sur son pays natal, l'Algérie.

 Guy Bedos au 64ème Festival du film à Cannes le 17 mai 2011.
Guy Bedos au 64ème Festival du film à Cannes le 17 mai 2011. Crédits : François Guillot - AFP

Après avoir débuté sous la direction de Marcel Carné, « Les Tricheurs »  en 1958, et Jean Renoir, « Le Caporal Epinglé »  en 1962, Guy Bedos connaît la notoriété dans les années 70 avec le cinéma d’Yves Robert : « Un éléphant ça trompe énormément », « Nous irons tous au paradis », et la bande de Noiret, Rochefort et Marielle. Comme d’autres comédiens comiques, Bedos qui regrette d’avoir été sous-employé au cinéma, attend toujours le grand rôle dramatique. Son personnage de pamphlétaire a peut-être, malgré lui, fait de l’ombre à l’acteur. Guy Bedos raconte aussi son retour sur cette première scène qu’est l’Algérie : plus de quarante ans après son départ, en 1988, le pied-noir revient chez lui, dans un pays qu’il n’a jamais connu indépendant. Entre nostalgie et colère face aux nouveaux intégrismes.

Dans ce quatrième entretien d'"A voix nue", Guy Bedos dit d'emblée ne pas se prendre au sérieux dans son métier de comédien, il défend une certaine "humilité artisanale" dans sa façon de travailler : "On est un écolier toute la vie dans ses métiers-là. Écrire, apprendre les textes...." Cela lui permet selon lui de "ne pas trop vieillir": "Je suis aussi frais qu'à mes débuts !"

Je n'ai pas de regrets par rapport au cinéma, à part d'être une star de cinéma ! So what ? Regardez Alain Delon, dans quel état il est ! Non, je n'ai aucune amertume, aucune jalousie, aucune frustration.

Il livre ensuite son opinion sur l'Algérie actuelle, il dit sa déception devant le régime militaire au pouvoir.

Il y a une sorte de dualité en moi, j'étais pour l'indépendance de l'Algérie mais je n'étais pas pour qu'elle finisse comme ça. Mais en même temps, leur excuse, c'est ça : dictature religieuse ou dictature militaire. Si les militaires n'étaient pas là, ce seraient les religieux, donc c'est la peste ou le choléra.

Par Laurence Garcia. Réalisation : Anne-Pascale Desvignes. Prise de son : Patrice Klein. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

Intervenants
L'équipe
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