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Jacques Schwarz-Bart

30 min
À retrouver dans l'émission

Jacques Schwarz-Bart
Jacques Schwarz-Bart
Jacques Schwarz-Bart © D.R Par Catherine Pont-Humbert, réalisé par Dominique Briffaud. Musicien, saxophoniste de jazz, fils de deux romanciers, **Jacques Schwarz-Bart** est un homme au destin singulier. Tout est inattendu chez lui, à commencer par l’arrivée de la musique dans sa vie. Celui qui est aujourd’hui considéré comme la « coqueluche » des clubs de jazz new-yorkais s’est révélé dans sa maturité, à l’âge où d’autres musiciens ont déjà une longue carrière derrière eux. Il a bientôt 30 ans lorsqu’il décide d’oublier son diplôme de Sciences Politiques et les hautes fonctions de la République qu’il occupe alors, pour se consacrer entièrement à la musique et à son instrument, le saxophone. Singulière aussi sa jeunesse passée dans le creuset de la diversité culturelle la plus parfaite, avec des parents hors du commun : son père, André Schwarz Bart, juif polonais, prix Goncourt 1959 pour* Le Dernier des Justes* , auteur également de* La Mulâtresse Solitude* , et sa mère, Simone, guadeloupéenne, romancière, auteur, entre autres, de* Pluie et Vent sur Télumée Miracle* . Jacques Schwarz Bart a vécu avec eux une enfance vagabonde entre la Suisse, la France, la Guadeloupe, qui l’a fait grandir à la fois dans l’héritage juif et au cœur de la culture antillaise. Cet héritage un peu exceptionnel, il en a fait la singularité de sa musique qui incarne les « espoirs et déchirements de l’âme créole », une musique qui marie les tambours du Gwoka et le jazz. Ses deux albums * Soné Ka La * et * Abyss * mettent en musique la diversité culturelle et la mosaïque des identités qu’il a toujours connues. Avec le Gwoka - aujourd’hui revendiqué comme ciment de l’identité guadeloupéenne - et le jazz, il réalise la fusion de deux héritages africains, l’un aux Etats-Unis, l’autre aux Antilles. C’est aux Etats-Unis, à New York où il vit, que Jacques Schwarz Bart fait entendre cette musique de métissage. Lui que l’on appelle volontiers « Brother Jacques » est devenu un véritable Américain, mais élevé dans la langue française et bénéficiant donc d’un double regard : celui d’un Américain sur la France et d’un Français sur les Etats-Unis. Ce regard nous aide à mieux comprendre certaines différences fondamentales entre la France et les Etats-Unis, notamment sur la question des clivages raciaux.
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